Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 02:19

Nantes - BarceloneOn nous répète beaucoup que l'avenir est au TGV, qu'il faut le préférer à l'avion pour les distances inférieures à 2 000 km, et qu'il faut limiter les déplacements par la route.

Ce n'est pas forcément faux, mais cela ne correspond pas du tout à la réalité française d'aujourd'hui. Et pour aller de Nantes à Barcelone, l'essentiel du trajet se fait sur le territoire français ou ...au-dessus.

A vol d'oiseau, il y a 709 km. Par la route, entre 957 et 1000 km, selon l'itinéraire. En train, ...1527 km, parce qu'il faut passer par Paris (et y changer de gare !).

En temps, il faut compter une dizaine d'heures en voiture, et 1 h 35 en vol direct (hors liaisons terrestres au départ et à l'arrivée). En train, c'est entre 11 h 45  et 16 h 39, performance proche de celle du Brest - Paris sous Napoléon III ! Le changement de train pour cause d'écartement différent des rails ajoute au charme et au temps.

Quitte à prendre le train, on apprécierait que des transversales Bretagne - Méditerranée nous acheminent en un temps raisonnable par Bordeaux et Toulouse, par exemple. On se rapprocherait nettement des 1000 km routiers (et même largement auroroutiers). Eh bien, ce n'est pas possible en 2012 de faire le trajet dans la journée, sauf si vous consentez à démarrer par un Nantes - Bordeaux via Paris ou Saint-Pierre-des-Corps !

Alors, il ne faut pas s'étonner que les usagers préfèrent la route ou l'avion au train de Napoléon III...

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Illustration extraite d'une recherche ViaMichelin.

On observera sur cette carte que les transversales bretonnes Rennes - Nantes et Brest - Nantes ne sont pas que des transversales internes, ou pire encore (pour Nantes - Rennes) les écrans décriés par certains. Ce sont aussi et peut-être surtout des transversales externes, portes indispensables aux relations entre toute la Bretagne et - ici - le sud de l'Europe.

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Transports - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 18:30

Parachutages CouverturesC'est toujours un plaisir d'annoncer la parution d'un nouvel ouvrage de Jean Guiffan. Beaucoup connaissent les pages qu'il a consacrées à l'histoire de l'Irlande. La Bretagne et l'Affaire Dreyfus et l'Histoire de l'Anglophobie en France méritent aussi largement de figurer dans une bonne bibliothèque. Avis aux amateurs !

A partir du 20 mars, nous pourrons lire Parachutages politiques en Bretagne.

Pour l'instant, le livre est en souscription, et vous pouvez le réserver pour 17,50 €, port compris (le prix public ultérieur en librairie sera de 20 €.

En cliquant sur la photo ci-contre, vous pourrez consulter la fiche de présentation et imprimer un bon de réservation-commande.

La Bretagne a accueilli nombre de "parachutés", notamment au début de la Vème République :  Guichard, Marcellin, Bourges, Michelet, Madelin, et j'en passe... Mais il y en a de plus anciens, comme Albert de Mun.

Un détail qui n'en est pas un : le dernier Guiffan est illustré par Nono !

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Histoire - Communauté : Union Démocratique Bretonne
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 19:49

Prairies en recul La PelousièreLes derniers Cahiers Nantais(1) nous apprennent qu'entre 1999 et 2009 la surface des prairies naturelles est passée dans le département de 256 889 ha à 198 307 ha, soit de 37 % à 29 % de la surface de la Loire-Atlantique. Ce qui paraît énorme. Dans le même temps, la surface en cultures annuelles et terres labourées est passée de 200 196 ha à 249 640 ha, soit de 29 % à 36 % de la surface départementale. Cela paraît encore énorme, mais le plus stupéfiant est à venir.

Il y a bien pour l'essentiel, comme on l'imagine, passage massif d'une catégorie de surface dans l'autre, mais l'imaginé est loin du compte, car les transformations se font en fait dans les deux sens : des prairies sont massivement mises en culture (91 481 ha !) et et des terres cultivées sont massivement remises en prairies (mais 40 563 ha seulement (!), d'où le solde constaté au bout des dix ans).

Mes connaissances dans le domaine agricole sont limitées, mais je sais que la rotation des sols est une pratique culturale. Je sais aussi que des prairies naturelles autrefois pérennes ont été assez massivement semées en maïs. Peut-être y -t-il d'autres explications ? Je n'avais en tout cas aucune idée de l'importance de ces changements d'occupation agricole du sol départemental : en dix ans, ceux que je mentionne touchent près du quart de la surface du département !

Si quelqu'un peut compléter mon information ou me donner des sources (par exemple en me laissant un message ou des coordonnées dans le contact de la colonne de droite), je lui en saurais gré !

En question annexe, mais pas négligeable, je me demande quel est l'impact écologique de ces modifications. Ainsi, les prairies naturelles stockant naturellement le CO2 , notamment produit par les animaux, leur retournement le libère massivement dans l'atmosphère, et il est conseillé de pérenniser autant que possible les prairies. Comment perçoit-on cette problématique chez nous et comment y répond-on ? Merci de vos lumières !

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(1) - publication de l'Institut de Géographie et d'Aménagement régional de l'Université de Nantes (IGARUN) - ici le n° 2011-2 comportant l'article évoqué : 10 ans d'évolution de l'occupation du sol en Loire-Atlantique (...), dû à Olivier Chupin et Patrick Pottier.

Illustration : les prairies naturelles sont souvent, au bord des grandes villes, des réserves foncières privilégiées. Ici vue du quartier en construction de La Pelousière, à Saint-Herblain. Mais des changements massifs intra-agricoles et parfois cycliques d'affectation caractérisent les terres de Loire-Atlantique.

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Agriculture - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 15:54

Trafic 2006-2011 aéroports bretons copieLe mois de janvier voit revenir avec régularité la publication par chaque aéroport de ses résultats de l'année écoulée. Des journaux comme Le Télégramme et Ouest France ont pris l'heureuse habitude de publier dans la foulée des cartes représentant la situation et l'évolution des résultats de l'ensemble des aéroports bretons, que vous pouvez retrouver dans votre quotidien ou sur son site. Le Télégramme ayant tiré le premier, vous pouvez trouver cette carte sur son site, en cliquant ici.

Pour ma part, j'ai rapproché ces résultats 2011 des résultats 2006-2010 publiés l'an dernier par l'Observatoire de l'Aviation civile, et j'en tire le graphique ci-contre, qui retrace l'évolution du trafic des principaux aéroports bretons de 2006 à 2011, et permet de les comparer.

Il apparaît clairement que, si tous ces aéroports ont connu l'an dernier une progression plus ou moins forte, seuls les aéroports de Nantes et de Brest(1) présentent une tendance de long terme positive.

La croissance nantaise dément une nouvelle fois avec insolence les prévisions intéressées de ralentissement distillées régulièrement par les opposants à la construction de Notre-Dame-des-Landes. Et ça dure depuis 20 ans, malgré des reculs ponctuels comme ceux de 2001 (attentats du 11 septembre) ou de 2009 ("crise").

Le relâchement apparent du monopole d'Air France sur les grandes destinations européennes, voire nord-américaine semble à l'origine du bond de 20 % du trafic international par lignes régulières (Düsseldorf, Barcelone, Bruxelles, Prague...), qui fait plus que compenser le coup de frein sur le trafic aérien avec les pays du "printemps arabe". 2011 semble ainsi confirmer que, lorsqu'on parvient à faire reculer le rabattage systématique sur Orly et Roissy d'usagers bretons  (ou voisins) assez nombreux pour bénéficier de vols directs locaux, nos aéroports sont tout de suite moins dépendants des vols "touristiques".

Ces résultats rappellent aussi indirectement que, lorsqu'on parle du trafic aérien breton, il ne faut pas oublier le nombre important d'usagers qui sont contraints sans nécessité réelle d'aller commencer leur vrai voyage à Roissy ou Orly. Ce sont d'abord ces passagers - qui prennent déjà l'avion - qui constituent la clientèle additionnelle du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

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(1) - Le type "arithmétique" du graphique ci-dessus rend plus évident les écarts absolus de trafic, mais écrase la représentation des progressions pour les courbes les plus basses. La progression de Brest est en fait assez proche de celle de Nantes. Un graphique "logarithmique" le montrerait, mais écraserait à l'inverse les écarts absolus pour les courbes les plus élevées.  

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Transports - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 14:52

[Article le plus consulté spécifiquement dans les 7 jours précédant le 21 janvier 2012]

 

Auxiette indexL'amendement de Rugy - Le Fur réveille l'ulcère anti-breton du président Jacques Auxiette. Il tape du pied dans Presse-Océan en Loire-Atlantique, dans Le Maine libre sarthois, et sans doute dans Le Courrier de l'Ouest angevin.

Son propos souligne rageusement au début l'alliance UMP-Verts à laquelle il attribue l'amendement, oubliant les votes favorables d'élus PS. Mais à la fin de l'article, il fait sans vergogne état de sa convergence de vues avec François Fillon !

Allons Jacques, t'excite pas comme ça, tu fais bouger le radeau...

On pourra trouver en ligne :

     . l'article du Maine libre, suivi de commentaires d'Alain Peigné (vice-président de Bretagne réunie) et d'une Sarthoise qui comprend le souhait de réunification des Bretons,

     . la réaction en piqué de Pierre Even, responsable de la fédération UDB de Loire-Atlantique.

 

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Illustration : Auxiette veut mettre la réunification bretonne à l'index (extrait d'une photo parue dans L'Express).

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Réunification - Communauté : Union Démocratique Bretonne
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 01:29

RenéRené, tu étais né dans une famille paysanne, à quelque kilomètres de Notre-Dame-des-Landes. Nous t'avons connu à la fin des années soixante-dix, quand tu as adhéré à l'UDB, dont tu es devenu plus tard secrétaire fédéral1, membre de la commission Agriculture, et partie prenante de la formation interne. Tu aimais réfléchir, partager, écrire.

A l'époque, tu commençais à prendre la succession de tes parents, avec le souci de poursuivre la modernisation de l'exploitation. Tu avais reçu une bonne formation pour cela. Tu participais aussi à des activités professionnelles associatives, syndicales, coopératives...

Dans les années qui ont suivi, tu nous a fait part avec discrétion de tes difficultés à tirer de cette exploitation d'élevage laitier un revenu suffisant. Tu as tenté différentes adaptations mais, avec tristesse, tu as fini par quitter ce métier que tu aimais mais qui ne te permettait pas de vivre. Économiquement, mais aussi humainement. Ceux qui ont eu des amis comme toi comprennent ce que je dis.

Pendant un temps, tu es resté proche de l'agriculture, comme formateur. Et puis tu t'es éloigné de la profession. Tu as radicalisé tes opinions politiques, et nous t'avons perdu de vue.

Quelques années plus tard, nous avons appris que tu avais été retrouvé sans vie dans un petit appartement de la région parisienne. Tu n'avais pas supporté.

Que ta famille et que chacun veuille bien me pardonner d'évoquer ainsi ton souvenir, qui ne me quittera jamais. Mais je ne peux m'empêcher de penser particulièrement à toi quand j'entends certains bavards bobos parler  de l'agriculture paysanne en général et surtout de celle de cette petite région qui traverse le nord du département et dont tu nous disais que la profession la surnommait parfois le "croissant stérile". Tu l'aimais tant. Tu aurais voulu y vivre.

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(1) : A l'UDB, le secrétaire fédéral s'occupe du fonctionnement interne.

Illustration : extrait d'une photo de réunion fédérale. René écoutait toujours avec beaucoup d'intensité, et préparait en même temps ses interventions.

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Agriculture - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 04:38

Avec 82 consultations spécifiques le jour de sa parution, cet article a pulvérisé le record du site. Cet afflux provient des réseaux sociaux. Il témoigne d'un évident intérêt de nos visiteurs pour les rapports entre le député-maire de Nantes, la Bretagne et sa réunification. Les consultations spécifiques visent un article particulier (généralement cité ailleurs) et s'ajoutent aux consultations directes de l'ensemble du site.

 

Voeux JMA - portraitMais que font nos journaux ? Que font les services com' ?

Vous avez en effet de la chance de pouvoir lire ici en ce vendredi 13 les voeux de Jean-Marc Ayrault à la Bretagne et aux Bretons, publiés dans le tout dernier numéro (janvier 2012) de Bretagne - Île-de-France1, aux côtés des voeux d'une vingtaine de personnalités bretonnes ou franciliennes, dont Bertrand Delanoë, Marylise Lebranchu, Jean-Yves Le Drian, Anicet Le Pors. Patrick Le Hyaric, Daniel Delaveau...

Notre député évoque la mise en place du pôle métropolitain Loire-Bretagne, souhaite qu'en 2012 la Bretagne et les Bretons soient plus que jamais les acteurs de leur avenir, affirme que la Bretagne a toujours su se régénérer collectivement, en portant haut ses valeurs, son histoire et son ambition partagée.

A l'heure où certains prétendent qu'il serait opposé à la réunification, cela vaut pratiquement démenti, non ?

 

(1) : Mensuel de l'Union des Sociétés bretonnes d'Île-de-France (USBIF).

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Illustration : photo illustrant l'article de Bretagne - Île-de-France. En cliquant dessus, vous pouvez accéder à l'article intégral.

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Réunification - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 13:24

Le Pen Marine-copie-1On vient de voir passer Mélenchon et son hostilité viscérale aux droits des minorités. Mais côté nationaliste, il ne faut pas oublier Chevènement ...ni Le Pen (Mme). Le rapprochement de ces deux-là ici n'est pas fortuit.

La lecture du Monde daté du 12 décembre nous offre en effet le portrait et le parcours du "directeur stratégique" de la campagne de Mme Le Pen, Florian Philippot, connu de ses collègues d'HEC en 2002 comme un chevènementiste militant : "Il était très républicain, très souverainiste, il avait des convictions assez fortes". 

M. Philippot poursuit lui-même aujourd'hui le propos : "Le projet de Jean-Pierre Chevènement en 2002 est aujourd'hui porté par Mme Le Pen (...). J'ai retrouvé chez elle un projet, une cohérence, qui remettent au centre de tout l'autorité de l'Etat". État-nation, quand tu les tiens...

Et c'est lui qui le dit !

Allez, je me demande quand même si Pasqua et de Villiers ne vont pas manquer au tableau...

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Dans ce numéro du Monde daté du 12 janvier, vous trouverez aussi des informations sur le niveau de dévoiement politique de la "police des polices" sous l'ère Sarkozy.

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Elections - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 03:55

Cet article arrive, le lendemain de sa parution, en deuxième position des consultations spécifiques des  sept derniers jours. Les rapports des personnages et partis politiques avec la langue bretonne ne passent pas inaperçus de nos visiteurs !

 

Mélenchon Jean-LucDe passage récemment à Brest; Jean-Luc Mélenchon a démenti formellement avoir traité Diwan de secte.

Hélas, le candidat à la présidence de la République est aussi sénateur, et il a tenu des propos analogues au Sénat. C'était le 13 mai 2008 et le compte rendu des débats en fait foi.

Contestera-t-il aussi les propos retranscrits par les fonctionnaires de la République ?

Allez, Jean-Luc, tu n'es pas le premier jacobin à préférer les voix des Bretons à une langue qui n'est pas la tienne !

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Langues - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 06:33

Parking 2Le bêtisier des arguments d'opposition à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est fourni, et a déjà donné lieu à quelques sourires dans les pages de ce blog.

L'argument selon lequel l'équilibre financier de Nantes Atlantique dépendrait de ses recettes de parkings mérite sans doute d'y figurer en bonne place.

Parce qu'il est vrai, et pour cause ! Quand des comptes sont équilibrés, comme le sont bon an mal an ceux de Nantes Atlantique, leur équilibre est imputable à l'ensemble de leurs lignes, comme à chacune d'elles, qui ne saurait être augmentée ou diminuée sans précisément ...rompre l'équilibre. La Palisse n'aurait pas dit mieux.

Mais aussi parce que cet argument trahit vraisemblablement une intention et une faible connaissance de ce dont on parle.

L'intention est sans doute de donner à penser que l'équilibre financier de l'activité aérienne qui se manifeste à l'aéroport de Nantes tient à peu de choses : des recettes de parking...

Le problème, et la probable ignorance, c'est que les comptes d'un aéroport sont très loin d'intégrer les recettes et les dépenses de toutes les activités qui utilisent l'aéroport !

Ainsi, ce sont les compagnies aériennes qui achètent ou louent leurs avions, paient leurs pilotes et leurs hôtesses, achètent leur kérosène, et encaissent le prix des voyages : des éléments importants de l'activité des utilisateurs de l'aéroport qui ne figurent pas dans les comptes de ce dernier !

Alors, qu'est-ce qui reste ? Eh bien des dépenses et des recettes d'un volume relativement réduit : les redevances liées au mouvement des avions, à leur stationnement, aux passagers transportés, les recettes des commerces ouverts aux passagers et accompagnateurs, les recettes de parking en effet, les dépenses d'entretien de l'aérogare et des pistes, les salaires du personnel propre à l'aéroport.

Dans les aéroports parisiens, c'est la vente des produits de luxe aux voyageurs de passage qui assure la plus grosse part des bénéfices ! A Nantes ou ailleurs, ça peut bien être les recettes de parking... Cela ne signifie pas grand'chose quant au trafic !

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Transports - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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C'est le nouveau PB !

La Une ci-dessous est celle du Peuple breton du mois de janvier 2012. Le nouveau numéro arrive dans votre boite aux lettres dans les premiers jours du mois ...si vous êtes abonné(e). Si ce n'est pas encore le cas, voyez sous la photo comment imprimer et remplir chez vous le bulletin d'abonnement. Bonne lecture !

PB Une 2012 01 

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