97 % des vols partant de Quimper aboutissent à Paris, qui est encore assez souvent le terminus du voyage, nettement plus long en train. A Rennes, 19 % seulement des départs sont pour Paris, et on peut penser cette fois que la capitale est le plus souvent un lieu de correspondance. Le plus gros du trafic rennais est pour les grandes villes de la France du sud. A Brest, Paris reste très majoritaire, mais les autres destinations françaises sont talonnées par le groupe des destinations internationales. A Nantes en revanche, la moitié des passagers embarquant à Nantes ont une destination internationale et les deux tiers du reste une destination autre que Paris.
Ainsi, chaque aéroport breton a son profil de clientèle, dû au plus ou moins grand éloignement de Paris, à l'ampleur du bassin de clientèle, etc.
Le graphique ci-dessous donne une vision d'ensemble de la destination des passagers aériens bretons(1) de 2010, assez proche de la réalité si j'ai bien travaillé(2) :
Ce graphique présente une originalité rare : il fait entrer dans l'analyse des passagers bretons une estimation du nombre des passagers qui ne deviennent passagers aériens qu'après un premier trajet terrestre (en TGV mais aussi en voiture ou en car) entre la Bretagne et Roissy ou Orly(3).
Ce trafic global est très "coloré" par la prédominance du trafic de Nantes-Atlantique (55 % du trafic aérien breton), le seul à faire une large place aux destinations internationales et aux transversales intérieures françaises.
Mais il met néanmoins en relief l'importance - surtout pour les autres aéroports, du rôle de Paris comme étape obligée : les 23 % des "parts de camembert" orange et rouge représentent plus d'un 1,2 million de passagers. Même en admettant que de très nombreuses destinations justifient par leur faible fréquentation le passage par Paris (ou un autre hub parfois plus intéressant), il est tout à fait anormal que des destinations comme Francfort ou Rome obligent les Bretons à une escale à Paris. Comme l'a clairement montré une enquête auprès des passagers des régions lyonnaise et toulousaine, plus de 80 % des usagers inutilement forcés de passer par Paris préféreraient le vol direct même avec des fréquences de desserte moins élevées. ADP et Air France vendent la centralisation avec des services que la plupart des usagers ne leur demandent pas. Et l'exemple des vols vers l'Amérique du Nord montre que sur une centaine de destinations possibles, quatre ou cinq couvrent la moitié de la demande : les hubs sont faits pour les autres ...et pour ceux qui ont vraiment besoin ou envie de fréquences de desserte élevées, et qui sont prêts à en payer le vrai prix.
Ce détour m'en inspire un autre - horrible ! - sur la crainte avancée par certains "écolos" de voir la construction générer une demande nouvelle liée à la proximité de l'équipement NDdL. Mais j'ai déjà été trop long, nous verrons cela une autre fois.
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(1) - Par "passager breton", il faut entendre toute personne qui part d'un aéroport breton (dont Nantes évidemment) ou y arrive, plus, dans cet article celles qui, relevant géographiquement de ces aéroports, n'y trouvent pas les vols qu'ils souhaitent et vont les chercher à Paris. Un étudiant japonais venant faire un séjour en fac à Rennes est donc un "passager breton".
(2) - Les choses seraient beaucoup plus faciles si Air France, Aéroports de Paris et la DGAC, qui disposent des statistiques détaillés et agrégées des vols empruntant un aéroport français, par origine, destination finale et correspondances, les mettaitent à la disposition du public au lieu de n'en permettre l'analyse et l'usage qu'à certains initiés.
(3) - Cette estimation est évidemment sujette à discussion, et résulte de recoupements et intepolations diverses. Son ordre de grandeur est toutefois étayé par certaines données partielles, comme l'attribution à un "Ouest" ne comprenant ni le sud-Ouest ni les Normandies de 1,1 % des passagers de Roissy y venant ou le quittant par TGV, dans un document officiel public sur les intermodalités).
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Quelques jours après la publication de l'article précédent sur Guillaume Laennec, je lis dans la presse que mon collègue nantais Alain Robert justifie
On connaît le CHU Laennec à Saint-Herblain, qui doit son nom aux docteurs
Alexis, c'est un de mes arrière-grands-pères, le père du père de mon père. Né en 1837 à Plouguenast (au nord de Loudéac), c'était un des nombreux enfants de Julien, tailleur
selon l'acte de naissance. L'avenir qui l'attendait sur place était celui d'un tâcheron rural. Avec Pauline, sa jeune épouse, lingère, ils ont pris un chemin déjà emprunté par des
cousins : celui du Croisic, où leur premier enfant - 


L'UDB dans ses premières années, comme le CELIB qui publiait les études sur cette question et beaucoup d'autres, a souvent dénoncé l'émigration
des jeunes Bretons vers Paris entre 1860 et 1960 (surtout).
De ce point de vue, il a été fatal à la Bretagne de perdre une haute administration de la qualité des Viarmes, d'Aiguillon, ou Le
Bret, ayant le sens du territoire dans sa globalité, et celui du long terme
Vous n'avez plus que deux petites heures ce samedi - jusqu'à 16 h - pour découvrir au Centre Yezhoù ha Sevenadur les images et portraits phographiques
exposés par Kristin David.
Une formation intensive de six mois au breton se déroule depuis le 3 octobre dans les locaux du Centre Yezhoù ha
Sevenadur de Saint-Herblain. C'est la première en Loire-Atlantique.
annoncées par celle-ci, au renforcement de l'effectif enseignant affecté à la scolarité bilingue en Loire-Atlantique.

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