Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 03:41

Duc d'AiguillonLes institutions de l'Ancien régime n'étaient pas démocratiques. Elles n'en possédaient pas moins parfois des qualités que leur renversement n'a pas toujours conservées, quand il ne les a pas sciemment éliminées. Ces qualités pouvaient tenir pour une bonne part aux hommes en charge des affaires, quand les institutions leur fournissaient un cadre d'action adapté. Ce fut assurément le cas pour le Duc d'Aiguillon(1) , gouverneur de Bretagne pendant 15 ans qui, en dépit parfois du Parlement et des États de Bretagne(2), s'appuyant sur les travaux antérieurs ou l'engagement actif d'intendants comme Viarmes(3) ou Le Bret, ou de l'ingénieur des Ponts et Chaussée Chocat de Grandmaison, quitta sa charge en 1768 après avoir modernisé les ports, redéfini et rénové le réseau routier breton (les Grands Chemins) et organisé et codifié son entretien.

Comme l'avait prévu Joseph Pellerin, député nantais aux États généraux, la départementalisation du territoire a dans ce domaine comme dans d'autres mis fin à l'existence d'une vision globale de la réalité bretonne (ici la voirie, la capacité locale de dégager les moyens de son entretien et plus gravement encore de penser son adaptation au fil du temps) . On s'est éloigné brutalement des préoccupations exprimées dès 1754 par le Duc d'Aiguillon : 

"Le Rétablissement des Grands Chemins, dans une province aussi étendue que la Bretagne, et dont la situation est aussi heureuse pour le Commerce, est d'une si grande importance que notre premier soin  a été de nous occuper des moyens les plus sûrs, les moins onéreux et les plus capables de conduire toutes les Routes à leur perfection". 

La départementalisation du territoire a "puzzlisé" cette perception et cette gestion des enjeux territoriaux. Jouer pour sa ville ou son canton, en entrenant des liens avec les préfets, les parlementaires, les ministères, est devenu un sport de notable local. La demande a rencontré l'offre des routes impériales, esquisse sans rails de l'étoile ferroviaire de Legrand.

La centralisation "industrielle" n'attendait que le tRoutes Ogée carte 1769rain, qui n'a pas tardé. Les esprits étaient prêts. Un siècle après les travaux d'Aiguillon, les transversales bretonnes étaient devenues obsolètes et leurs carrefours figés. Les transversales extérieures utiles à la Bretagne peineraient désormais à susciter l'intérêt. Le train, qui mettait la seule capitale à une journée ou moins, allait faire d'elle le point de ralliement quasi-exclusif des paysans en surnombre.

Il faudra attendre les années 50 et le CELIB pour retrouver le sens du territoire breton, immédiatement contré par la reprise et le renforcement  d'un découpage des régions lui aussi centré sur Paris. 

 

Sources : site de Bretagne histoire.

Illustrations : Portrait du Duc Emmanuel-Armand (...) de Richelieu, duc d'Aiguillon - Carte des grands chemins de Bretagne par l'ingénieur-géographe Ogée (1769).

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(1) - Arrière-petit neveu du cardinal de Richelieu et apparenté par sa femme à la noblesse bretonne.

(2) - Bien qu'en fréquent conflit de compétence avec les États, il obtient d'eux à l'unanimité en 1758 un crédit d'1,2 million de livres pour les routes, quand leur montant pour l'ensemble du Royaume en 1774 ne dépassait pas 4,5 millions...

(3) - Intendant de Bretagne de 1735 à 1753 (on était loin alors de la valse des préfets...). A Nantes, la place Viarme (le s final est généralement omis) lui doit son nom, selon la notice sur les rues de Nantes.

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Centralisation - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 14:07

mpOn parle volontiers de tradition centralisatrice française, et la monarchie de l'Ancien régime est évidemment centralisatrice. Mais à y regarder de près, l'administration royale avait-elle les moyens d'une telle politique selon ses formes d'aujourd'hui ? Non, bien sûr. Les déplacements à cheval - les plus rapides depuis 2000 ans au moins - se prêtent mal à la caporalisation d'un royaume de plus de 30 000 lieues carrées (environ 500 000 km²). C'est l'heure non pas de la concentration, puisque rien n'est encore très concentré, mais d'une concentration modérée  (intendants, gouverneurs) et le pouvoir central ne peut que laisser une grande marge d'appréciation, de suivi et de décision à ses représentants et aux institutions locales.

Quand le chemin de fer permet - progressivement, de 1840 à 1870 - de mettre presque toute la France à moins de vingt-quatre heures de Paris (au lieu de quatre à sept jours en diligence pour la Bretagne), la centralisation se met - comme les transports - au diapason de l'industrialisation. Et la concentration du chemin de fer en étoile autour de la capitale peut produire les effets que nous connaissons : déclin ou stagnation des transversales, des carrefours routiers, des bourgs qui s'y sont enracinés, de leur activité, et par conséquent de leur capacité à absorber un exode rural que l'allongement de la durée de la vie gonfle et camoufle à la fois (la population rurale paraît longtemps aussi stable qu'autrefois...).

On a là la clef commune de la croissance intempestive de la région parisienne et du décrochage des grandes villes françaises par rapport à leurs homologues européennes. Comme je l'ai déjà écrit, Nantes était en 1800 plus peuplée que Munich, Brest et Rennes presque autant que Francfort. La centralisation ferroviaire a volontairement orienté l'exode rural vers Paris et bloqué la croissance équilibrée de notre réseau urbain.

 

A suivre : de la départementalisation à l'Empire républicain, le temps du décervelage...

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Illustration : malle-poste Brest - Le Conquet, d'après une carte postale ancienne publiée sur le blog de M. Jean-Pierre Clochon, avec l'aimable autorisation de ce dernier. La malle poste était une sorte de diligence légère habilitée à transporter le courrier et pouvant transporter quelques passagers. Sur le parcours en cause, la malle-poste est restée en service plus de quarante ans après l'arrivée du train à Brest (même source).

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Centralisation - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 07:07

  Nantes Brest meilleur temps

 

Il faut se rendre à l'évidence : le choix ferroviaire la plus rapide pour aller de Nantes à Brest est de prendre TER de 9 h 20 de Nantes à Rennes, puis de prendre à Rennes le TGV de 11 h 11 qui arrive à Brest à 13 h 25, soit après 4 h 05 de trajet et de correspondance (19 mn à Rennes).

Nantes Brest nord et sudSur le même trajet, en deux minutes de plus, le train de 7 h 25 permet de déjeûner en ville à Brest.

La voie sud, avec correspondance à Redon, puis à Quimper, en trois TER successifs, reste néanmoins actuellement une bonne solution en durée de trajet avec 4 h 09 et départ de Nantes à 6 h 51. Mais pour une réunion à 9 h ou même 10 h, il faut de toutes façons partir la veille.

Un peu plus long en temps, le trajet par Quimper est pourtant plus court de 44 km ! Cette étrangeté est bien sûr l'effet de la priorité donnée année après année aux liaisons avec Paris, que les régions tracées sur les routes de Paris reprennent à leur compte : les perspectives du programme Bretagne Grande Vitesse renforceront ainsi considérablement la distorsion actuelle.

Le discours sur une "fracture est/ouest croissante en Bretagne" ne résiste guère à ce constat, qui suggère plutôt une fracture nord/sud marginalisant particulièrement la Loire-Atlantique et, plus gravement encore s'il se peut, l'intérieur du pays par rapport aux îles urbaines branchées sur les lignes PPV (Paris Plus Vite).

Carte Conférence VillesBzhLa conclusion du bulletin n° 51 de la Conférence des Villes de Bretagne peut-elle nourrir beaucoup d'illusions, venant après l'ode au TGV centralisé qu'on y lit sur plus de trois pages ?

"La liaison vers Paris ne doit pas faire oublier la liaison efficace des villes bretonnes entre elles selon la "boucle ferroviaire bretonne" (...de Brest à Rennes, de Quimper vers Rennes - Nantes, sans oublier les liaisons vers Quimper et Saint-Malo  - Rennes - Nantes selon des dessertes cadencées nombreuses, rapides  et efficaces. (...) Enfin, une dynamique politique régionale d'aménagement du territoire devra considérer comme prioritaires les territoires les moins favorisés par l'effet TGV".

C'est comme si c'était fait, mais ...on n'est pas parti dans la bonne direction !

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Sources : 1.Les indispensables distances ferroviaires citées dans cet article sont extraits du site personnel Rail21 de Florent Brisou, très riche en informations détaillées sur les itinéraires et les réseaux. 2. La carte ci-dessus illustre la conclusion citée du bulletin n° 51 (juin 2011) de la Conférence des Villes de Bretagne.

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Transports - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 16:43

ADP EBITBA 2010 CommerceJ'ai déjà dit, mais tout le monde ne le sait pas encore, qu'Aéroports de Paris tirait plus de profit de ses activités commerciales annexes que de ses activités aéroportuaires.

En voici de nouvelles preuves, tirées de la publication (obligatoire) des comptes de l'entreprise.

Le PDG d'Aéroports de Paris ne s'en cache d'ailleurs pas, et se félicite de ses choix stratégiques... Cliquez sur le graphique pour prendre connaissance de son message aux actionnaires et de la part du commerce dans le chiffre d'affaires et le bénéfice (EBITPA).

Voyez déjà, en cliquant sur l'mage, la part capitale en 2010 des activités commerciales dans l'augmentation du chiffre d'affaires de la société et plus encore dans l'augmentation de son bénéfice.

Mais ne vous demandez surtout pas pourquoi Aéroports de Paris ne tient pas à voir un aéroport "provincial" comme NDdL attirer et retenie la clientèle de son secteur géographique.

Soyez raisonnables ! Nous faisons déjà l'effort d'envoyer les passagers par avion et par train : nous n'allons tout de même pas exiger en plus notre part des profits et de l'emploi !

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L'EBITBA, en gros, c'est le bénéfice, et on voit sur ce graphique que la part de l'augmentation de ce bénéfice (38 M€) liée en 2010 aux activités purement commerciales d'Aéroports de Paris est de très loin la plus importante. Et demandez-vous pourquoi ils sont prêts à tout pour faire passer le maximum de voyageurs par Roissy ou Orly.

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Transports - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Jeudi 13 octobre 2011 4 13 /10 /Oct /2011 04:52

ACIPA logoNon, il ne s'agit pas de millions d'euros touchés sous la table pour démolir l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ! Il s'agit des millions de passagers évoqués par la pétition proposée à ses visiteurs par le site de l'ACIPA (cliquez sur son logo ci-contre).

On peut lire :

Avec un trafic pouvant aller jusqu'à 9 millions de passagers, cet aéroport augmenterait considérablement les émissions de gaz effet de serre, alors même que le gouvernement proclame son intention de les réduire.

La formulation laisse penser que le nouvel aéroport va créer un trafic de 9 millions de passagers.

Cette prévision - forcément hypothétique - concerne les années 2050. A supposer qu'elle soit vérifiée, il n'y a aucune raison de penser que, pour l'essentiel, il s'agisse de flux créés par l'aéroport.

Prenons en effet la question plus près de nous, en 2018, en supposant que l'aéroport a bien été ouvert en 2017.

Sur la base du trafic nantais de 2010 (3 M passagers), et d'une hypothèse d'augmentation moyenne annuelle du trafic de 5 % entre 2011 et 2018 (pourcentage qui sera encore nettement dépassé en 2011 et qui est inférieur d'un demi-point à la moyenne des 18 années antérieures), le trafic "nantais" de 2017 atteindrait 4,1 M de passagers. Complétons l'hypothèse par un début de transfert d'usagers en provenance des aéroports de Rennes et de Lorient et des TGV Bretagne-Roissy-Orly, induit par la plus grande proximité de l'aéroport et par l'ouverture de lignes qui accompagne déjà régulièrement et logiquement depuis des années la croissance de Nantes Atlantique : I'hypothèse d'une fréquentation de l'aéroport en 2018 par 4,5 M d'usagers est donc du domaine du très vraisemblable.

Or, ces 4,5 M ne comportent aucune création de trafic, mais uniquement des transferts de trafic et des suppressions de trafic (usagers qui ne vont plus à Paris chercher des vols qu'ils trouvent désormais plus près de chez eux).

Humour et prévision pour 2010La conséquence en termes de production de gaz à effet de serre n'est donc pas une augmentation, mais bel et bien une diminution.

Ce raisonnement vaut naturellement pour l'avenir, quel que soit le sort des prévisions pour le plus long terme.

Il est certes possible que la proximité de l'aéroport induise une part de demande totalemet nouvelle, qui s'ajouterait au trafic décrit dans l'hypothèse ci-dessus. Mais sur quoi peut-on s'appuyer pour imaginer qu'elle serait autre que relativement marginale ?

Il serait temps que nos "écologistes" électoraux prennent conscience du contresens inhérent à leur discours actuel en ce qui concerne notamment ce qu'on appelle l'empreinte carbone, les gaz à effet de serre ou la consommation de carburants fossiles. 

L'abandon de Notre-Dame-des-Landes serait une victoire durable des circuits longs qu'ils ne cessent de condamner !

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Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Transports - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 13:43

Roissy Tableau départsA mon grand regret, je vais encore faire de la peine aux opposants à l'aéroport de N.-D.-des-Landes, y compris à ceux dont l'amitié m'importe. Et cela une nouvelle fois à partir de  la contre-expertise publiée en 2007 et commanditée par Les Amis de la Terre, la FNAUT et France Nature Environnement à des experts choisis par elles et visiblement compétents, tant leur travail est professionnel et fouillé. Que telle ou telle de ces associations ait, aussitôt ou plus tard, pour des raisons qu'il leur appartient d'expliciter, décidé de cacher cette expertise sous le tapis ne me concerne pas. Ce qui m'intéresse, c'est l'argumentation et, sur le thème abordé par cet article, elle fait mal. Très mal. Pas aux associations...

Il ressort en effet clairement de l'extrait que vous pourrez consulter en cliquant sur l'illustration de cet article, qu'Air France et Aéroport de Paris font systématiquement obstacle à la diffusion de toute information statistique sérieuse sur la répartition des déplacements aériens par aéroport de départ et destination finale des voyageurs.

Or cette information est évidemment capitale pour juger des vraies possibilités de liaisons directes à partir des aéroports de Nantes ou, a fortiori, de N.-D.-des-Landes. Même si on peut plus ou moins grossièrement, comme je l'ai fait, estimer certains chiffres.

Que le secret "commercial" couvre une telle information ne peut avoir - me semble-t-il - qu'une signification : l'information est gênante pour ceux qui profitent du secret, et donc, actuellement, tirent profit de l'organisation du trafic. On les connaît par l'examen de leurs comptes annuels : Air France et Aéroport de Paris (ADP), et par leur stratégie maintes fois exposée : rabattre sur Paris le maximum de trafic, parce que leurs bénéfices dépendent plus des passages que du trafic aérien proprement dit.

Il faudra bien que les opposants à NDdL nous expliquent un jour pourquoi eux-mêmes se taisent aussi sur ce point...

Et en marge de ces remarques, on peut aussi craindre - certains l'espèrent ! - que le pouvoir central, tiraillé entre des amitiés gourmandes et des besoins financiers pressants, se retire du jeu en tirant argument des désaccords locaux. Si ce jour arrivait, on entendrait sûrement les applaudissements bruyants de ceux qui se croient écologistes. Mais nous serions un certain nombre à voir en arrière-plan le sourire rapace des vrais vainqueurs, et à nous dire que la Bretagne a perdu.

____________________

(1) : Extrait de la contre-expertise des trois associations : cliquer sur l'illustration de l'article.

(2) : Intégralité de la partie utile de la contre-expertise (239 pages) : cliquer ici.

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Transports - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 05:31

Primaire essoninfo2Les hiérarques de l'UMP peuvent bien fulminer. Leurs réactions brouillonnes et contradictoires témoignent de leur embarras et, plus encore, de la peur panique que leur inspire désormais le froid envahissant des défaites à venir.

Ceux qui ont partagé de près ou de loin le rêve de rassemblement et de changement porté naguère par Europe Écologie comparent, eux, les primaires fermées et lointaines d'EELV, assorties d'embrigadements pour les élections à venir, à celles de dimanche dernier.

Les citoyens actifs ont visiblement apprécié l'invitation à un choix libre. Ils l'ont honorée bien au-delà des cercles militants.

Que l'image du parti socialiste s'en trouve régénérée n'est guère contestable. Que la méthode ne soit pas sans risque pour lui ne l'est pas davantage : la relative homogénéité territoriale du vote gomme en effet le côté "clanique" des modalités antérieures de choix ; cela peut plaire mais aussi engendrer quelques frustrations chez des militants très engagés dans le débat d'idées interne et qui sont en droit de redouter le "débat d'images" externe.

Il est clair aussi qu'on approche par ces primaires-là d'une possible correction du vice fondamental de l'élection présidentielle à la française : le risque - douloureusement vérifié en 2002 - de voir écartées du second tour des familles d'idées souvent présentes ensemble dans des combats majeurs ou dans la gestion de collectivité mais incapables de dégager le minimum d'unité requis pour franchir premier tour de la présidentielle.

Il faudra bien qu'un jour le sort des citoyens pendant cinq ans échappe définitivement aux aléas des paris partisans sur l'évolution des rapports de force.

La très forte participation des Bretons à ce premier tour des primaires révèle enfin au passage leur forte aspiration à un vrai changement, lequel passe par une défaite sans appel du petit frère des riches.

____________________

Illustration d'après une image du site EssonnInfo.

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Elections - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 11:01

Rentrée 2011 5Avec 542 élèves, la rentrée 2011 dans les établissements scolaires où l'enseignement se fait majoritairement ou paritairement en breton a enregistré en Loire-Atlantique une progression de 5,24 % des effectifs depuis la rentrée précédente. La progression est au demeurant ralentie par certains refus d'ouvertures liés à la gestion académique restrictive des recrutements d'enseignants (comme à l'école Jacqueline-Auriol de Saint-Herblain cette année, où le processus d'ouverture sera relancé).

 Alors que les filières publiques l'emportent dans tout le reste de la Bretagne, la filière Diwan tient la corde en Loire-Atlantique, avec 56 % du total des effectifs scolarisés en breton et 9 % des effectifs totaux de la filière Diwan. Rentrée 2011-7Cette particularité montre à la fois la vitalité de la filière Diwan dans notre département (parents, enseignants, élèves) et la réalité d'une demande globale dont la satisfaction est encore très en retard dans l'enseignement public et bien plus encore dans le privé.

La comparaison avec l'Ille-et-Vilaine confirme ce diagnostic : la filière Diwan y scolarise deux fois moins d'élèves que chez nous, et les autres filières respectivement trois fois (public) et six fois plus (privé) qu'en Loire-Atlantique.

Rentrée 2011 8La répartition des élèves Diwan par niveau (graphique du bas) montre l'élargissement régulier de la base de recrutement, qui se traduit cette année par l'arrivée de 17 élèves en sixième au collège de Saint-Herblain, qui en compte désormais 47 contre 9 lors de son ouverture en septembre 2008. Ainsi se confirme la tendance au rapprochement progressif des effectifs entre les classes Diwan (ou bilingues) et celles des classes monolingues. Les 259 élèves(1) de l'actuel unique lycée Diwan (Carhaix) vivent de ce point de vue une réalité encore plus proche de celle des lycées monolingues.

(1) : 136 élèves sont par ailleurs en niveau lycée dans le public, et 29 dans le privé. Dans une première rédaction, j'ai donné le total (424) comme effectif du lycée Diwan de Carhaix. Merci de bien vouloir excuser cete regrettable confusion.

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Sources : les chiffres qui servent de base à cet article et aux graphiques sont disponibles dans Le Peuple breton qui vient de paraître et/ou sur le site des établissements Diwan de Loire-Atlantique. 

 

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Langues - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 03:47

Extrait contre-exp assoc 58-61 titre

 

L'élection présidentielle approchant, le caractère ...électoraliste de diverses prises de position hostiles à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes se précise. Cet équipement focalise même l'attention de certains au point qu'ils rêvent de faire de son abandon une condition majeure pour un accord politique à gauche ! Et, qui sait, tout est possible quand il s'agit de sièges. Le contraire aussi, bien sûr.

Il n'est en revanche pas sûr que la clarté des choix de 2012 y gagne. Rappelons que le futur aéroport concernera environ, à terme, 5 % du trafic aérien  français. Mais, alors qu'il diminuera le nombre de mouvements d'avions (et de trains) en évitant de nombreux allers-retours à Paris autour du vol principal, c'est lui qui pose problème à nos écologistes, qui cachent depuis quatre ans sous le tapis l'étude à tous égards remarquable réalisée à leur demande par des experts désignés par les associations Amis de la Terre, FNAUT et France Nature Environnement.

Sego_du_07-10-11-detoure.jpgAvant de demander pour la nième fois la "remise à plat" d'études maintes fois actualisées qui ont débouché en 2008 (ce n'est pas le siècle dernier !) sur la déclaration d'utilité publique permettant de commencer les travaux préalables à la construction, il faudrait peut-être connaître ce qui a déjà été écrit, ce qui n'est visiblement pas le cas, sinon c'est le dossier de Roissy et de la centralisation aérienne et ferroviaire française qu'il faudrait mettre à plat dans le cadre d'un accord de gouvernement !

Âu seul mois de juillet 2010, les aéroports parisiens ont vu passer plus de passagers que n'en évaluent pour l'année 2050 les prévisions relatives à Notre-Dame-des-Landes.

Mais Paris, c'est sacré, c'est gratuit, ça ne pollue pas...

Et pourtant si, Paris pollue et coûte cher, et l'expertise réalisée pour les trois associations contient entre autres le paragraphe 4.1.1 dont le titre est affiché en début d'article. En cliquant sur ce titre ou ici, vous disposerez du paragraphe complet, dont j'ai fait ressortir les passages les plus significatifs. Et en bas de la première page ou en cliquant ici ou sur l'avion de Ségolène, vous aurez une adresse pour consulter les 239 pages de l'étude : de quoi mettre ...à plat les écologistes de bureaux de vote...

Vous pourrez même ainsi consulter le paragraphe suivant, qui dénonce le secret "commercial" dont Air France et Aéroports de Paris entourent leur parfaite connaissance des déplacements aériens (point de départ et point d'arrivéede chaque voyageur, mais aussi correspondances et compagnies utilisées) , dont ils craignent sans doute que la diffusion mette en lumière les détournements de trafic qui arrondissent chaque année un peu plus leurs bénéfices au détriment des passagers, lesquels pourraient souvent prendre l'avion plus près de chez eux et au détriment de l'existence internationale des régions françaises.

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Centralisation - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 15:17

Cerise sur gâteauLes Amis des Riches Collectivités d'Île-de-France (elles ne le sont pas toutes !) n'ont pas été inactifs en ces mois de "réflexion" sur les nouvelles règles de péréquation entre collectivités locales, destinées en principe à faire glisser de l'argent des mieux pourvues au plus démunies.

Nous avons vu comment la définition viciée des charges et des potentialités financières va aboutir - si ces bons amis sont suivis - à une péréquation à l'envers : l'Île-de-France aidée par la Bretagne et le Limousin...

Les Amis des Riches Collectivités voudraient aussi prioriser les calculs au niveau des intercommunalités, pour que les plus riches d'entre elles paraissent moins riches et du coup contribuent moins aux péréquations de solidarité.

Mais une énorme cerise sur le gâteau (photo) pourrait encore être due au génie inventif des Amis des Riches du Sénat. Comme ils ont remarqué - comme tout le monde - la grande inégalité des prix du logement entre les collectivités françaises. ils en tirent "innocemment" argument pour suggérer ...d'en tenir compte dans l'appréciation des charges à retenir 

Ainsi, après avoir retenu le revenu moyen par habitant comme indicateur de charge (une aberration !), on le "pondère" par le prix moyen du logement.

Je récapitule : non seulement les communes qui abritent le plus de riches seraient censées avoir plus de charges que les autres, mais comme ces riches ont le malheur d'habiter des appartements de grande taille et de grand confort, voire des hôtels particuliers - évidemment plus chers en moyenne que les autres - ils auraient droit à une rallonge d'aide !

Je voudrais me tromper, mais j'ai beau relire...

Je crois vraiment qu'il est temps d'arrêter ça, vous ne trouvez pas ?

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Finances locales - Communauté : Union Démocratique Bretonne
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La Une ci-dessous est celle du Peuple breton du mois de février 2012. Le nouveau numéro arrive dans votre boite aux lettres dans les premiers jours du mois ...si vous êtes abonné(e). Si ce n'est pas encore le cas, voyez sous la photo comment imprimer et remplir chez vous le bulletin d'abonnement. Bonne lecture !

PB Une 2012 02 

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