Les institutions de l'Ancien régime n'étaient pas démocratiques. Elles n'en possédaient pas moins parfois des qualités que leur renversement n'a
pas toujours conservées, quand il ne les a pas sciemment éliminées. Ces qualités pouvaient tenir pour une bonne part aux hommes en charge des affaires, quand les institutions leur
fournissaient un cadre d'action adapté. Ce fut assurément le cas pour le Duc d'Aiguillon(1) , gouverneur de Bretagne pendant 15 ans qui, en
dépit parfois du Parlement et des États de Bretagne(2), s'appuyant sur les travaux antérieurs ou l'engagement actif d'intendants
comme Viarmes(3) ou Le Bret, ou de l'ingénieur des Ponts et Chaussée Chocat de Grandmaison, quitta sa charge en 1768 après avoir modernisé les
ports, redéfini et rénové le réseau routier breton (les Grands Chemins) et organisé et codifié son entretien.
Comme l'avait prévu Joseph Pellerin, député nantais aux États généraux, la départementalisation du territoire a dans ce domaine comme dans d'autres mis fin à l'existence d'une vision globale de la réalité bretonne (ici la voirie, la capacité locale de dégager les moyens de son entretien et plus gravement encore de penser son adaptation au fil du temps) . On s'est éloigné brutalement des préoccupations exprimées dès 1754 par le Duc d'Aiguillon :
"Le Rétablissement des Grands Chemins, dans une province aussi étendue que la Bretagne, et dont la situation est aussi heureuse pour le Commerce, est d'une si grande importance que notre premier soin a été de nous occuper des moyens les plus sûrs, les moins onéreux et les plus capables de conduire toutes les Routes à leur perfection".
La départementalisation du territoire a "puzzlisé" cette perception et cette gestion des enjeux territoriaux. Jouer pour sa ville ou son canton, en entrenant des liens avec les préfets, les parlementaires, les ministères, est devenu un sport de notable local. La demande a rencontré l'offre des routes impériales, esquisse sans rails de l'étoile ferroviaire de Legrand.
La centralisation "industrielle" n'attendait que le t
rain,
qui n'a pas tardé. Les esprits étaient prêts. Un siècle après les travaux d'Aiguillon, les transversales bretonnes étaient devenues obsolètes et leurs carrefours figés. Les transversales
extérieures utiles à la Bretagne peineraient désormais à susciter l'intérêt. Le train, qui mettait la seule capitale à une journée ou moins, allait faire d'elle le point de
ralliement quasi-exclusif des paysans en surnombre.
Il faudra attendre les années 50 et le CELIB pour retrouver le sens du territoire breton, immédiatement contré par la reprise et le renforcement d'un découpage des régions lui aussi centré sur Paris.
Sources : site de Bretagne histoire.
Illustrations : Portrait du Duc Emmanuel-Armand (...) de Richelieu, duc d'Aiguillon - Carte des grands chemins de Bretagne par l'ingénieur-géographe Ogée (1769).
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(1) - Arrière-petit neveu du cardinal de Richelieu et apparenté par sa femme à la noblesse bretonne.
(2) - Bien qu'en fréquent conflit de compétence avec les États, il obtient d'eux à l'unanimité en 1758 un crédit d'1,2 million de livres pour les routes, quand leur montant pour l'ensemble du Royaume en 1774 ne dépassait pas 4,5 millions...
(3) - Intendant de Bretagne de 1735 à 1753 (on était loin alors de la valse des préfets...). A Nantes, la place Viarme (le s final est généralement omis) lui doit son nom, selon la notice sur les rues de Nantes.
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La conclusion du bulletin n° 51 de la Conférence des Villes de Bretagne peut-elle nourrir beaucoup d'illusions, venant après l'ode
au TGV centralisé qu'on y lit sur plus de trois pages ?



Les hiérarques de l'UMP peuvent bien fulminer. Leurs réactions brouillonnes et contradictoires témoignent de leur embarras et,
plus encore, de la peur panique que leur inspire désormais le froid envahissant des défaites à venir.
Avec 542 élèves, la rentrée 2011 dans les établissements scolaires où l'enseignement se fait majoritairement ou paritairement en breton a enregistré en
Loire-Atlantique une progression de 5,24 % des effectifs depuis la rentrée précédente. La progression est au demeurant ralentie par certains refus
d'ouvertures liés
Cette
particularité montre à la fois la vitalité de la filière Diwan dans notre département
La répartition des élèves Diwan par niveau 

Les
Amis des Riches Collectivités d'Île-de-France

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