Le développement programmé des liaisons ferroviaires à grande vitesse (les LGV, super-TGV) comble
d'aise certains adversaires irréductibles de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Leur joyeux discours peut se résumer ainsi : "Vous voyez bien qu'on n'a pas besoin
de cet aéroport, puisque le train, plus écologique que l'avion, peut conduire les voyageurs aux aéroports parisiens".
Ils pensent ainsi répondre au grief qui leur est fait d'ignorer les 20 000 vols annuels entre aéroports bretons et parisiens, évidemment polluants, que NDdL permettrait justement de réduire
sensiblement.
Ce discours est typique de l'écologie cosmétique, qui répond en surface à des problèmes de fond et qui, dans le cas de Notre-Dame, fait découler ses arguments de la conclusion pré-établie : non à l'aéroport.
L'écologiste responsable se réjouit en effet, lui aussi, quand le train peut remplacer l'avion sur un parcours donné en consommant par exemple moins d'énergie. Mais cela - outre que la question n'est pas si simple - ne répond pas à la question essentielle : pourquoi passer par Paris ? Même une moindre pollution doit être justifiée !
Les experts mandatés par les Amis de la Terre, France Nature Environnement et la FNAUT pour étudier les alternatives à un troisième aéroport parisien(1), abordent à plusieurs reprises cette question dans leur rapport d'expertise. Ils citent un sondage réalisé auprès de voyageurs internationaux des régions lyonnaise et toulousaine empruntant des correspondances parisiennes : respectivement 87 % et 88 % préfèreraient éviter le détour par Paris, et cela, pour 75 % d'entre eux, même si la fréquence des vols proposés est plus faible. Le contexte du rapport fait plus que reconnaître la faisabilité de ce transfert de trafic : il le recommande.
Quand on constate que Nantes-Atlantique ne propose même pas - par exemple - de vols direct pour Francfort, qui ouvre entre autres les portes de l'Allemagne, on comprend que le trafic actuel est contraint par des considérations de bassin de clientèle mais aussi, et parfois surtout, par des situations de monopole camouflées par un secret "commercial" scandaleux, point sur lequel je reviendrai tôt ou tard.
Les réponses aux enjeux de l'écologie responsable se trouvent en tout cas loin des slogans faciles et des attaques latérales sinon ad hominem.
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(1) - Analyse des alternatives à la construction d'un troisième aéroport parisien (2ème volet, 239 pages, juillet 2007, page 64). Ce document aborde à plusieurs reprises et de façon très approfondie la question des aéroports "de province", y compris Notre-Dame-des-Landes, et l'intérêt d'y voir assurer une part plus grande des trafics internationaux, la concurrence et la complémentarité entre train et avion, etc. C'est le contraire de l'écologie cosmétique, qui préfère s'asseoir dessus depuis quatre ans. Prenez-en une copie à l'adresse soulignée.
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"Les propos de Mme Joly dévoilent une vision dans laquelle la France disparaîtrait
dans un conglomérat de régions européennes semi-autonomes, inégales en taille et en richesses, peuplées d'habitants séparés par d'innombrables barrières linguistiques

Le Petit Frère des Riches et ses amis - 






Les grandes villes n'ont pas une très bonne image en France, et en Bretagne peut-être moins encore. En va-t-il de même ailleurs
? Gardons cette question pour une autre fois !
Au contraire, plus larges sont les compétences reconnues aux pôles de pouvoir local, plus grande sera la
part des trajets courts

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