Dimanche 7 août 2011 7 07 /08 /Août /2011 10:38

Happy HappyNous y sommes allés hier soir à Nantes, au Concorde, alertés il y a une dizaine de jours par la critique très positive du Canard Enchaîné (critique que je lis beaucoup plus souvent que je ne vais au cinéma !).

Je ne vous raconterai pas l'histoire de ces deux couples que le hasard fait voisins dans un coin perdu de la campagne norvégienne, et qui trouvent  dans cette rencontre agréablement engagée le cadre de décapages inattendus, tour à tour ou à la fois durs, drôles, émouvants... Le rôle des deux enfants uniques ou les quelques séquences de quator vocal font semblant de détourner un instant l'attention pour la capter aussitôt plus intensément.

C'est joué, filmé, cadré avec une telle justesse que, même sans avoir fait de norvégien en classe bilingue, vous oublierez vite que c'est en VO sous-titrée.

Attention, pour l'heure ça ne passe pas partout, ni longtemps. Précipitez-vous sur votre journal ! Ou revenez-y au bon moment...

 

Bande annonce : cliquer successivement sur l'image ci-dessus, puis si nécessaire sur la page Filmtrailer obtenue. Attention : ces extraits rapides me semblent peu représentatifs du rythme et de l'ambiance du film.

____________________

Film norvégien d'Anne Sewitsky (1911), avec Agnès Kittelsen, Joachim Rafaelsen, Maibritt Saerens, Henrik Rafaelsen, Oskar Hernaes Brandsø (que je découvre, naturellement...).

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Vie de la Ville - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 6 août 2011 6 06 /08 /Août /2011 04:03

Plijidi démographie 1800-2008 rougeBien connue aujourd'hui pour abriter un collège Diwan(1) , un centre culturel actif et de vigoureux stages de breton, Plijidi présente une évolution démographique qui, pour la période 1800 - 2000, ressemble à celle de beaucoup d'autres communes rurales des Côtes-d'Armor.

On y perçoit au début du XIXème siècle(2)  l'esquisse d'une progression rapide comme on en constate beaucoup plus durablement dans le Finistère ou la Loire-Atlantique.

Autour de 1850 commence une longue période de stabilité trompeuse, qui prend fin dans les années 1920 pour laisser place à une rapide décroissance. La situation s'améliore à la fin du siècle, dopée peut-être au cas particulier particulier par l'activité générée autour du collège.

La décroissance visible à partir des années 1930 est en partie due à une émigration qui se poursuit, mais qui en fait a commencé un siècle plus tôt.

Mouzeil Courbe pop wikipedia rougeMais, pendant ce siècle, une natalité record a pu compenser à la fois les départs et les décès, au prix d'un lent vieillissement de la population, que la saignée de la première guerre mondiale n'a pas arrangé. Et, sans que les départs de jeunes soient soudain devenus plus nombreux (faute de jeunes !), le vieillissement de la population a entraîné la surmortalité non compensée traduite par la courbe de population.

Guemene-Penfao Courbe pop wikipedia bleuLorsqu'on parle aujourd'hui de déséquilibre entre l'est et l'ouest de la Bretagne, ce n'est donc que marginalement qu'on peut l'attribuer à la période récente et la lier à une émigration de la Basse vers la Haute-Bretagne.

Pour l'essentiel, la Bretagne rurale (dont pratiquement toutes les Côtes-d'Armor) paie aujourd'hui la facture d'un long siècle d'émigration, et la Haute-Bretagne prospère d'abord sur ses bases démographiques propres. La Loire-Atlantique depuis deux siècles(3), l'Ille-et-Vilaine depuis les années 1920, n'ont pu fixer qu'une modeste partie du million de jeunes migrants. Le train a terminus unique a emporté les autres...

 

[Sources : Cassini et INSEE via Wikipedia ou directement. Les couleurs des barres ont été modifiées dans un souci de plus grande lisibilité.] - Pour agrandir les graphiques : cliquer dessus.

____________________

(1) - Créé en 1995, le collège Diwan comptait cette année 210 élèves.

(2) - Je n'ai pas d'élément d'information sur la décroissance antérieure à 1800 qui appraît sur le graphique.

(3) - On trouve néanmoins en Loire-Atlantique des communes très rurales comme Mouzeil, dont le profil démographique - en bas en rouge) est proche de celui de Plésidy,n alors que Guémené-Penfo (en bleu) proche de la Vilaine et de Redon, bénéficie tout au long du XIXème siècle d'une croissance rapide, qu'une part d'émigration et peut-être l'évolution des normes familiales vont transformer en pente descendante plus douce tout au long du siècle dernier.

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Démographie - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 3 août 2011 3 03 /08 /Août /2011 11:26

Pop dpts 1801En 1801, l'île-de-France comptait, à quelques milliers près, le même nombre d'habitants que la seule Basse-Bretagne(1), soit 1,35 million. . En 1870, elle était exactement aussi peuplée que la Bretagne entière. Aujourd'hui, elle a plus d'habitants qu'en ont ensemble toutes les "régions" qui vont de la Haute-Normandie au Poitou-Charentes, soit 11,8 millions.

La carte ci-contre donne une idée assez précise  de la répartition de la population française de l'époque. L'ancien département de la Seine(2), avec une population comparable à celle des Côtes d'Armor, et celui du Puy-de-Dôme (mais oui !) sont les seuls départements non maritimes à figurer parmi les sept qui comptent plus de 500 000 habitants.

L'activité maritime commerciale dans la Manche et la Mer du Nord, la pêche, quelques productions locales pourvoyeuses d'emplois et de revenus (vin, tissage familial, agriculture...) ont sans doute joué leur rôle dans cette répartition, où le vide relatif du sud-est et du grand bassin parisien nous surprend beaucoup aujourd'hui.

Comment est-on passé de cette France du nord-ouest à celle d'aujourd'hui ? L'historien Albert Milhaud apporte la réponse dans les Annales de Géographie de ...1898 :

« Cette région [l'Île-de-France] est incontestablement celle dont l'accroissement est le plus considérable et le plus rapide. Comme le chiffre des naissances est loin d'avoir fourni cette augmentation, c'est à l'arrivée de recrues provinciales et étrangères qu'il faut l'attribuer. C'est évidemment pour Paris l'aboutissement des grandes lignes de chemin de fer qui a facilité la concentration d'une population sollicitée par la création et le développement de nombreuses industries, par l'importance politique, littéraire, artistique, scientifique de la capitale, par l'agrément de la vie. »

Bon professionnel, Milhaud ne se contente pas de parler de l'arrivée du chemin de fer. C'est bien à l'aboutissement des lignes à Paris qu'il attribue la responsabilité première d'une concentration dont il ne pouvait encore mesurer l'ampleur des effets(3).

On sait bien en effet que le chemin de fer est apparu dans de nombreux autres pays d'Europe au milieu du XIXème siècle et n'y a pas fait obstacle à l'absorption d'une grande partie de l'exode rural par le réseau urbain local ! L'exode extérieur et ses conséquences sur les générations successives a sans doute coûté à la Bretagne deux millions d'habitants au bas mot(4), et à la France son équilibre territorial, avec son réseau de grandes villes et de transversales, parfaitement à sa portée.

Certains poussent pourtant toujours dans le même sens !



[Cliquer sur l'illustration pour l'agrandir]

____________________

(1) - Entendre ici le territoire correspondant aux trois départements les plus péninsulaires.

(2) - Paris et les communes de sa petite couronne.

(3) - Professeur agrégé d'histoire né en 1871, il fut aussi journaliste, écrivain et homme politique. Il est mort en 1955.

(4) - Un prochain Peuple breton devrait revenir sur ce point.

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Démographie - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 09:22

Michel 110728Le 13 juillet, je publiais ici même un article intitulé "Pharaonique, dépassé, mégalomaniaque... Fermer le débat avec des mots ?".

Les incidents survenus le 27 juillet à l'aéroport actuel de Nantes sont dans la logique du risque qu'on pouvait déjà pressentir.

On peut être hostile à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes avec des motivations parfaitement défendables, et même exclusivement locales. Né au Croisic, je n'ai pas vécu avec bonheur la transformation du port en parc à bateaux de plaisance, ni la multiplication des résidences secondaires sur des espaces où j'avais connu vaches pie-noire, labours attelés ou ajoncs. Cela était-il nécessaire ? J'en suis moins sûr que de la nécessité de combattre la centralisation de tous les modes de transport autour de Paris, et du fait que ni cette centralisation ni ce combat ne sont gratuits. 

Car on peut aussi être porteur ou défenseur du projet d'aéroport pour des raisons parfaitement respectables, et même écologistes. Je crois en avoir, ici aussi et ailleurs, maintes fois porté témoignage.

La qualité des arguments des uns n'a pas pour corollaire obligé la nullité des arguments des autres ! Se placer dans une perspective aussi fermée débouche nécessairement sur la mise en cause de personnes pour des motivations supposées basses, et un jour ou l'autre sur la violence, car il est insupportable pour n'importe qui de s'imaginer perdant face à un adversaire perçu exclusivement comme arrogant, cynique et de mauvaise foi.

Le débat démocratique permet de trancher, dans le respect des personnes, entre des options qui ne sont pas nécessairement l'une toute blanche - ou verte - et l'autre toute noire.

L'utilisation du sujet comme fonds de commerce électoral ne facilite pas les choses, surtout quand elle-même s'habille d'un tissu transparent d'alliances profitables et de désaccords "fondamentaux" ? Mes amis d'EELV (si, si...) le comprendront-ils à temps ?

J'espère que ces quelques considérations contribueront pour leur modeste part à une indispensable distanciation de la réflexion sur le sujet.

____________________

En cliquant sur mon portrait, vous verrez que j'ai derrière la tête les articles publiés dans Ouest-France 44 et Presse-Océan du 29 juillet sur les incidents de Nantes-Atlantique...

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Société - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 14:47

Influence de l'émigrationLes évaluation les plus sérieuses chiffrent à plus d'un million le nombre des jeunes qui ont quitté la Bretagne entre les années 1850 et 1950.

Le petit exercice auquel je me suis livré ci-contre simplifie l'étude des effets démographiques de cette immigration sur le niveau de la population bretonne d'aujourd'hui.

Cette simplification repose notamment sur les trois postulats suivants :

   1) l'évolution réelle de la population bretonne entre les chiffres vrais de 1801 et 2010 a été régulière entre ces deux dates ;

   2) l'émigration a touché 10 000 jeunes par an entre 1851 et 1950 ;

   3) les jeunes émigrés, s'ils étaient restés au pays, auraient eu une descendance comparable à celle de ceux qui n'ont pas émigré.

Ces trois postulats sont bien sûr des approximations assez grossières de la réalité, mais permettent cependant de dégager des ordres de grandeur retracés par les deux courbes :

La courbe sombre représente l'évolution simplifiée de la population réelle de la Bretagne.

La courbe rose représente l'évolution estimée de la population totale de nos cinq départements si les jeunes étaient restés en Bretagne et y avaient eu leur descendance.

Pour diverses raisons, il s'agit sans doute d'une estimation basse, mais peu importe : le rapprochement des deux courbes fait apparaître que, sans l'émigration liée à la centralisation (les autres pays d'Europe n'ont généralement pas connu les mêmes transplantations massives vers leur capitale), la Bretagne d'aujourd'hui compterait très probablement plus de 6 millions d'habitants, au lieu de 4,3 millions.

Même sommaire, cette démontration ne se propose pas de nourrir la vaine nostalgie d'un passé virtuel. Elle peut nourrir en revanche de vraies réflexions à propos d'affirmations couramment entendues, du style de celle-ci :

   "La Bretagne bénéficie d'un équilibre enviable de son réseau urbain, dépourvu de très grandes villes mais comptant un nombre significatif de villes moyennes d'environ 30 000 habitants".

Une question se pose en effet aussitôt : où vivraient nos 1,7 millions d'habitants supplémentaires, qui en fait sont nés (ou pas...) ailleurs ? Avec un tas de questions annexes sur la taille qu'auraient nos villes, sur l'occupation des sols, le poids qu'auraient des zones qui n'auraient pas été désertifiées, ce qui en serait résulté pour les réseaux de communication, l'activité économique, l'organisation - voire le découpage - des territoires, etc ?

Mais l'important n'est pas de chercher d'impossibles réponses. Acceptons plutôt de relativiser nos points de vue sur l'équilibre idéal de la Bretagne. Ou tressons des couronnes à la centralisation, qui nous a évité un destin tragique !

____________________

Pour agrandir l'illustration, cliquez dessus.

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Démographie - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 28 juillet 2011 4 28 /07 /Juil /2011 16:43

Erquy 090Non ? Ne vous inquiétez pas, il suffit d'y aller pour s'en remettre ! C'est ce qui m'est arrivé hier et avant-hier. Damaris, nos deux filles et une de leurs cousines y étaient arrivées samedi, logées dans une belle maison de pierres par la grâce d'une tante par alliance qui leur en avait laissé la disposition quelques jours. Je les ai rejointes pour les deux derniers jours (sur cinq). C'est du deuxième étage de la maison que j'ai pris la photo ci-contre, et vous en verrez plusieurs autres (du paysage et de la maison) à des heures variées.

Même si vous n'avez pas de tante par alliance, vous pouvez y aller, longer la côte et tout et tout. C'est tout simplement beau !

Je ne connaissais pas davantage le cap d'Erquy (au dernier plan sur la photo, pour la partie proche d'Erquy). Eh! bien, ce Cap vaut franchement le coup. Vous en trouverez pas mal de photos sur l'album qui s'ouvrira quand vous cliquerez sur la photo ci-contre puis sur "Lancer la diaporama". Comme d'habitude, quoi...

Un merci tout particulier au voilier traditionnel de pêche dont la route autour du Cap correspondait en mer à la nôtre : il a judicieusement enrichi plurs photos, que son absence aurait bien pu rendre très plates !

Bon voyage à Erquy et autour de son cap !

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Tourisme - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 09:13

Popu-bis évol-part B5 et IdF 1851-2008 copieLa population de la Bretagne n'a pas toujours été inférieure à celle de l'Ile-de-France ! Tant s'en faut...

Le graphique ci-contre montre l'évolution de la part de chacune d'elles dans la population française depuis 1851 : la population de la Bretagne était supérieure à celle de la région parisienne jusqu'au milieu de la décennie 1860. Encore l'Ile-de-France connaissait-elle déjà une forte croissance commencée depuis le début du même siècle et fortement accélérée à partir de la décennie 1840(1).

A ce propos, il est courant de lier la progression de la population de l'Ile-de-France à partir de cette époque à l'apparition du chemin de fer. Et certes, sans le chemin de fer, cette progression n'aurait pas été aussi spectaculaire. Mais s'en tenir là procède d'une vision beaucoup trop française des choses. Le chemin de fer est apparu un peu partout en Europe au milieu du XIXème siècle, et il n'a pas du tout eu partout les mêmes effets qu'en France ! Ailleurs, il a permis le développement de villes comme Turin, Barcelone, Milan, Hambourg, Munich, Francfort et bien d'autres, parmi lesquelles Nantes faisait auparavant bonne figure, et qui constituent aujourd'hui l'armature urbaine de l'Europe sans avoir généralement créé autour d'elles le même vide relatif que la région parisienne.

Ce n'est donc pas le chemin de fer qu'il faut incriminer, mais la manière centralisée dont il a été organisé en France, avec le même volontarisme que les routes impériales dont il a amplifié les effets.

Parts dépts dans popu B5 1801-2008La suprématie de la région parisienne relève donc d'une volonté politique qui se poursuit sous nos yeux avec la centralisation de la grande vitesse et celle du réseau aérien.

La Bretagne dispose de ces deux siècles de résultats pour orienter ses choix d'avenir. Qu'elle ne les joue pas avec légèreté, comme si ce qui paraît bon pour les dix ans à venir devait l'être aussi pour le siècle qui suit. A ce jeu-là, la Bretagne a vu sa part rétrécir dans la population française, et ses départements de bout de ligne en ont finalement le plus souffert, comme le montre le second graphique(2). Faute de transversales, c'est toujours le centre qui gagne !

 

Quelques menus détails ? En partant vers 9 h, il faut 4 h12 mn en train ICE (les plus rapides) pour aller de Francfort à Berlin, (550 km) et 6 h 48 mn pour aller de Munich à Berlin (503 km), mais 3 h 14 mn pour aller de Francfort à Munich (360 km). L'accès à la capitale est donc nettement plus long qu'en France, mais la distance transversale entre ces capitales de Hesse et de Bavière, plus longue que Brest-Nantes, est parcourue nettement plus vite... Les deux cités et leur environnement ne s'en portent pas plus mal ! La centralisation a ses conséquences, qu'on peut encore aggraver, la décentralisation a les siennes. Et le choix dépend aussi de nous !

____________________

(1) : Le tassement des toutes dernières décennies ne doit pas faire illusion : la croissance de la région parisienne déborde aujourd'hui largement les frontières de l'Ile-de-France. Les trajets quotidiens de travail entre Orléans et Paris sont fréquents, et même avec Le Mans ils ne sont pas rares.

(2) : En cliquant sur les graphiques, vous pouvez les agrandir.

En plus clair : CA = Côtes d'Armor, PB = Penn ar Bed (Finistère), MB = MorBihan, LA = Loire-Atlantique, IV = Ille-et-Vilaine.

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Centralisation - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 23 juillet 2011 6 23 /07 /Juil /2011 18:41

Corbu 062Construite en 1955, la Maison radieuse est bien installée dans le paysage : on la reconnaît de loin. On est parfois passé tout près. On connaît quelqu'un qui y habite ou y a habité. Mais la connaît-on vraiment ?

En famille une fois encore, nous nous sommes inscrits à une visite organisée ce matin, samedi 23 juillet, sous l'agréable houlette d'une guide qui connaissait parfaitement son sujet et en parlait juste comme il faut : avec ce qu'on attend d'intérêt et de disponibilité, sans longueurs inutiles, avec le sourire... Bref, LA guide. Bravo !

L'essentiel étant à voir, et parfois à savoir ou à comprendre, je ne vous infligerai pas de discours : en cliquant sur l'illustration de cet article, vous aurez accès à un diaporama d'une petite cinquantaine de photos, d'extérieur et d'intérieur, les photos d'intérieur étant celles d'un F4 témoin, qui appartient à la ville de Rezé et qui, à d'infimes détails près, nous restitue l'apparence et le contenu d'un appartement de 1955. Souvent très en avance sur son époque !

Si vous voulez en savoir plus sur le Maison radieuse, sur Le Corbusier ou les principes architecturaux qu'il a appliqués à Rezé, vous trouverez ici le dépliant municipal remis à tous les visiteurs.

Bonne visite !

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Patrimoine - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 06:25

Kemper 013Nous avions décidé de visiter en famille, au musée des Beaux-Arts de Quimper, l'exposition "de Turner à Monet - La découverte de la Bretagne par les (peintres) paysagistes au XIXème siècle". Nous n'avons pas regretté ce parcours, accompagnant plus ou moins fidèlement un guide indispensable à son intérêt.

C'était - par hasard, pour nous - le premier jour du Festival de Cornouaille, mais nous l'avons juste un peu cotoyé. Personnellement, j'y étais déjà venu, l'année ou Per-Jakez Hélias fit au micro l'éloge de Per Mocaer(1) , décédé quelques mois plus tôt. C'était donc ...en 1961 ! Mais je ne déteste pas !

Et nous avions pour projet de prolonger notre séjour pendant vingt-quatre heures par un butinage entre Quimper et la pointe de Penmarc'h.

Kemper 036C'est ainsi qu'en attendant l'heure de la visite guidée de l'expo, nous avons brièvement visité l'intérieur de la cathédrale (voir album) et flâné dans l'ambiance Festival.

Le soir, nous avons dormi à Pont-L'Abbé, près du marché où, le lendemain matin, nous avons eu le plaisir de croiser Per Rhun(2) qui terminait ses achats.

Nous avons ensuite pris la route de Penmarc'h, avec quelques pauses et détours, en général sous le soleil : près du port de Loctudy, puis sur la superbe et calme plage de Lodonnec, par le port de Lesconil, et plus longuement à la pointe Saint-Pierre à Penmarc'h (phare d'Eckmühl, phare Saint-Pierre, vieille tour et chapelle [ruines]...).

Vers 17 h, nous étions de retour à Saint-Herblain.

 

 Illustrations : en haut, à Quimper, le festival sous la pluie, et le cheval sous le chien - en bas, l'anse de Lodonnec.

Album photo : une dizaine d'autres vues, en cliquant sur l'une des deux illustrations.

 

____________________

(1) : Connu aussi comme Pierre Mocaër, ancien conseiller général d'Ouessant et président de la Fondation culturelle bretonne, poste où lui succéda le médecin castelbriantais Jean Tricoire.

(2) : connu aussi comme Pierre-Yves Le Rhun, géographe, maître de conférences honoraire de l'Université de Nantes, auteur de nombreuses publications intéressant notamment la Bretagne, ancien président du Comité pour l'Unité administrative de la Bretagne (CUAB).

 

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Tourisme - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 10:38

Nuée d'avions - J-Afrique"Les aéroports bretons ne sont pas saturés. La construction d'un nouvel aéroport n'est donc pas utile, et si l'existant pose des problèmes de sécurité, il faut les résoudre sur place : d'autres aéroports fonctionnent dans des conditions pires que Nantes-Atlantique".

Nous avons tous lu ou entendu cet argument des opposants à la mise en service de Notre-Dame-des-Landes. Il occupe une grande place dans le "dossier de l'ACIPA", mais il laisse de côté la dimension collective de la saturation des aéroports bretons, liée non pas à la capacité de chacun d'eux(1) mais à sa (ou leur) localisation.

On peut en effet parfaitement concevoir que chaque aéroport puisse accueillir - pour longtemps ou pour un temps - plus de passagers et d'avions qu'aujourd'hui, alors que simultanément une grande partie du trafic intéressant la région est assurée par un ou plusieurs aéroports extérieurs. L'existence d'une telle fraction non satisfaite de la demande locale témoigne d'une saturation de l'offre locale par rapport à cette fraction-là de la demande, saturation qui n'est pas incompatible avec une surcapacité pour le reste ou une autre partie de la demande. On n'est pas dans un problème de baignoire avec un robinet et un trop-plein uniques...

Ainsi éclairée, la question de l'ouverture d'un nouvel aéroport - avec fermeture de l'ancien - dans une région dont - supposons-le pour le raisonnement - les équipements actuels ne seraient pas saturés n'a plus rien de paradoxal, dès lors que le nouvel équipement a pour vocation de satisfaire - en plus des services actuellement rendus - une part significative de la demande aujourd'hui orientée vers les plateformes de Roissy et d'Orly.

La Bretagne est-elle dans cette situation ? La réponse est massivement apportée par les 20 000 vols (qui en parle ?) qui relient cette année six de ses aéroports(2) aux deux plateformes parisiennes et les 1 000 équivalents-TGV environ qui s'y ajoutent. Une partie significative des passagers correspondants trouvera en effet, dans une offre rapprochée des principales voies de communication, les moyens d'éviter le détour par Paris, dont le coût économique, écologique et social semble nul pour les détracteurs de NDdL...

____________________

(1) : Cet aspect peut être discuté, mais je ne l'aborde pas ici.

(2) :  Nantes, Brest, Rennes, Lorient, Quimper, Lannion.

 

Illustration : Photo-montage (j'imagine !) emprunté à Jeune Afrique sur Google.

 

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Transports - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

C'est le nouveau PB !

La Une ci-dessous est celle du Peuple breton du mois de février 2012. Le nouveau numéro arrive dans votre boite aux lettres dans les premiers jours du mois ...si vous êtes abonné(e). Si ce n'est pas encore le cas, voyez sous la photo comment imprimer et remplir chez vous le bulletin d'abonnement. Bonne lecture !

PB Une 2012 02 

Et en cliquant sur Bulletin d'abonnement, vous pourrez en afficher un, prêt à imprimer et à remplir chez vous. Votre abonnement nous fera plaisir et nous aidera à faire avancer la Bretagne !

A l'affiche... Anne Cadorel

Nan - Anna Cadorel

Agitation présidentielle...

 Sarko allumettes

Pages spéciales

Votre météo ?

Meteo B5 

evel just !

Présentation

  • : Blog de Michel FRANÇOIS, conseiller municipal UDB (Union démocratique bretonne) de Saint-Herblain (Loire-Atlantique).
  • Contact

Recherche

Au hasard des albums...

  • 2009-12 Nedeleg Diwan 020-
  • Fest-Skolaj 069R
  • München-3 018

Derniers Commentaires

 

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés