Partager l'article ! Qu'écrivait-on de Saint-Herblain juste avant la Révolution ?: Né en 1728 à Chaourse, en Picardie(1), Jean-Baptiste Ogée est devenu i ...
Blog de
Michel FRANÇOIS,
conseiller municipal UDB
(Union démocratique bretonne)
de Saint-Herblain
Né en 1728 à Chaourse, en
Picardie(1), Jean-Baptiste Ogée
est devenu ingénieur géographe des Ponts et Chaussées à Nantes en 1748. Nous lui devons notamment l'Atlas itinéraire de Bretagne et le
fameux Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne (ci-contre la reproduction de la page de garde, à lire
avec précaution par les yeux jacobins).
Dans ce dernier ouvrage publié à Nantes en quatre tomes au cours des années 1778 à 1780, Ogée présente les données historiques connues à l'époque sur la Bretagne, sur lesquelles
il se montre à l'occasion dubitatif, et surtout passe en revue toutes les paroisses (on dirait aujourd'hui les communes) de la province,
dans l'ordre alphabétique, et fournit de chacune, en quelques lignes ou quelques dizaines de pages, selon leur importance, un portrait qui retient, enrichit et parfois amuse notre regard de
lecteurs herblinois de 2009.
Ogée ne consacre guère que trois quarts de page au paisible Saint-Herblain, qui comptait alors "2000 communiants", selon le formulation de l'époque. Les équivalences généralement admises
nous disent que ce chiffre situe la population entre 2 700 et 2 800 habitants à la fin du dix-huitième siècle. Rappelons que Saint-Herblain, au milieu du vingtième siècle, en
comptait à peine le double. C'est dire que le paysage connu par les plus anciens d'entre nous était beaucoup plus proche de celui observé par Ogée que de celui que nous avons maintenant
sous les yeux !
C'est peut-être dans la toponymie que se manifeste la plus grande permanence. De nombreux noms de nos quartiers d'aujourd'hui sont ceux de grands domaines
ruraux appartenant à des familles de la noblesse "de robe". Les propriétaires de ces domaies sont en effet souvent titulaires de hautes charges à la Chambre des Comptes de Bretagne
à Nantes (dont les murs alors tout neufs construits par Ceineray abritent aujourd'hui la Préfecture) ou au Parlement, à Rennes (cour de justice civile et administrative).
Vous repèrerez vous-mêmes ces noms aussi connus hier qu'aujourd'hui, même si l'orthographe et l'écriture ont pu évoluer (Teillai pour Tillay, Petiffière pour Pâtissière). En cliquant sur l'illustration ci-dessus, vous disposerez en effet de l'article du Dictionnaire consacré à Saint-Herblain.
Mais si vous vous intéressez à l'histoire de notre commune et de sa région, n'oubliez pas de consulter la revue semestrielle de la mission Histoire et
Mémoires , qui porte ce nom. Elle est tenue gratuitement à votre disposition à l'accueil de la mairie principale ! Vous pouvez aussi consulter le wiki-patrimoine de Saint-Herblain, que nous avons déjà évoqué sur ce blog. Vous y trouverez par exemple une présentation du
cahier de doléances rédigé à Saint-Herblain en 1789, qui fait utilement contrepoint au côté
paisible de la paroisse évoqué ci-dessus.
(1) : à ne pas confondre avec Chaource en Bourgogne, qui donne son nom à un célèbre fromage au lait de
vache. Le Chaourse picard est voisin de la commune de Montcornet, où l'alors colonel De Gaulle retarda
momentanément l'avancée d'une division allemande le 17 mai 1940.
Ces pages vous permettront de mieux connaître votre élu, peut-être de mieux connaître l'Union démocratique bretonne. Si vous le souhaitez, elles me
permettront de mieux vous connaître ou de connaître ce qui vous intéresse. N'hésitez pas par exemple à laisser un message, ou un commentaire au bas d'un article.
Nous parlerons beaucoup de Saint-Herblain, sans répéter tout ce qui se dit ou s'écrit ailleurs. Et de l'agglomération, de la Bretagne, des "Pays de la Loire" créés pour la gommer en
Loire-Atlantique, d'économie, de culture, de patrimoine, de budget quelquefois, Sur beaucoup de sujets, je vous proposerai des documents, des images, des liens vers des sites qui
peuvent vous intéresser, etc.
Merci de votre patience, et à bientôt...
Michel FRANÇOIS.
11 octobre 2009