Mercredi 10 mars 2010
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Faut-il, le 8 mars, célébrer la Journée mondiale des Femmes ? Penser un jour au chemin parcouru depuis un
siècle(1), et puis oublier tout ça pendant les 364 autres jours. On le fait bien pour les mères, les grands'mères, les pères, le tabac, la
myopathie, le Sida, la paix ...et tant d'autres sujets souvent dignes d'intérêt. Une journée, ça n'a pas grande signification ?
Peut-être, mais si c'est l'occasion de s'informer et de réfléchir pour avancer un peu plus, est-ce vraiment sans intérêt ? Sans doute pas. C'est en substance le sens donné mardi soir par
Charles Gautier à la décision municipale de donner aux journées du 8 mars, à Saint-Herblain, un éclat particulier, qui fait de la mémoire l'arrière-plan de l'action, un moteur du
progrès.
Avec Fabienne Renaud (en veste rouge, micro à la main, sur la photo du haut), puis Nadine Douaud (au micro
sur la photo 283 de l'album), deux temps forts ont illustré cette vision de la Journée mondiale :
D'abord une conférence-débat sur l'entreprenariat et les femmes (photo du haut) , où un public très attentif d'environ 150
personnes, majoritairement féminin, a écouté Nathalie Gits,
Jocelyne Renaud, Marie-Madeleine Castex et Jean-Pierre Lucas, créatrices ou chefs d'entreprise, ou
responsables de structure d'aide à la création d'entreprise, faire part de leur expérience et des conclusions confiantes qu'elles/il en tirent.
Ensuite un hommage amical et fort à quelques femmes qui se sont illustrées par un parcours remarquable dans les domaines du sport, de la culture, de l'entreprise
ou, comme la doyenne (90 ans, au micro sur la photo du bas) de la vie associative.
(1). Le 8 mars 1910, une confédération internationale des femmes, réunie à Copenhague, a décidé de faire de ce jour un jour de combat pour l'obtention du droit
de vote par les femmes.
Illustrations : quelques autres photos, un peu trop sombres hélas, sont disponibles dans l'album 8 mars 2010, colonne de droite. Cliquez sur la mini-photo puis sur "lancer
le diaporama".
Par Michel FRANÇOIS
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Dimanche 31 janvier 2010
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14:20
Par Michel FRANÇOIS
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Dimanche 25 octobre 2009
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16:39
Dans Le Monde daté du 24 octobre,
Patrick Roger détaille le "parachute électoral doré" que la Droite est en train de se préparer en modifiant plusieurs articles du Code Électoral.
Le journaliste met aussi en lumière la grave menace que ces modifications font peser sur la parité hommes/femmes dans la représentation des citoyens.
Les lois sur la parité ne s'appliquent qu'aux scrutins de liste1 (à la proportionnelle). Ce
qui explique que les femmes représentent 47,6 % des assemblées régionales, mais seulement 10,9 % des conseils généraux (assemblées
départementales). Or, l'un des projets électoraux concoctés par le Gouvernement prévoit de remplacer ces deux élections par celle, unique, de "conseillers territoriaux" avec - pour 80
% des sièges - un scrutin uninominal majoritaire dans des cantons redécoupés et réduits en nombre. C'est-à-dire d'appliquer le modèle "conseil général" à l'élection des nouveaux "conseillers
territoriaux" !
Autrement dit, la représentation féminine dans les conseils régionaux va s'effondrer. La représentation des minorités aussi, d'ailleurs. Qu'en disent les "grands partis" ?
Faut-il compter sur le Conseil constitutionnel pour faire barrage à cette scandaleuse régression ? La Constitution stipule en effet,
rappelle P. Roger, que "la loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux". Si les "réformes" ourdies par la Droite voyaient le jour, la
République ferait un énorme pas dans le mauvais sens !
(1) : La rigueur du principe est atténuée par le fait que la tête de liste étant le plus souvent un homme, l'élection à la proportionnelle du début d'une liste se
traduit par un résultat global légèrement défavorable aux femmes. Cette tendance est accentuée par le fait que certains vieux crocodiles masculins, écartés d'une liste pour cause de parité, se
mettent opportunément en dissidence et présentent leur propre liste, dont ils sont évidemment la tête. On l'a vu en Loire-Atlantique aux élections sénatoriales.
Illustration : Conseil municipal de Saint-Herblain. 47,5 % des conseillers municipaux des communes de plus de 3500 habitants sont des femmes. L'élection se fait dans ces communes à la
proportionnelle.
Par Michel FRANÇOIS
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