Histoire

Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 18:30

Parachutages CouverturesC'est toujours un plaisir d'annoncer la parution d'un nouvel ouvrage de Jean Guiffan. Beaucoup connaissent les pages qu'il a consacrées à l'histoire de l'Irlande. La Bretagne et l'Affaire Dreyfus et l'Histoire de l'Anglophobie en France méritent aussi largement de figurer dans une bonne bibliothèque. Avis aux amateurs !

A partir du 20 mars, nous pourrons lire Parachutages politiques en Bretagne.

Pour l'instant, le livre est en souscription, et vous pouvez le réserver pour 17,50 €, port compris (le prix public ultérieur en librairie sera de 20 €.

En cliquant sur la photo ci-contre, vous pourrez consulter la fiche de présentation et imprimer un bon de réservation-commande.

La Bretagne a accueilli nombre de "parachutés", notamment au début de la Vème République :  Guichard, Marcellin, Bourges, Michelet, Madelin, et j'en passe... Mais il y en a de plus anciens, comme Albert de Mun.

Un détail qui n'en est pas un : le dernier Guiffan est illustré par Nono !

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Histoire - Communauté : Union Démocratique Bretonne
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 16:09

Patrick Chenard 1977

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La revue Place Publique évoque dans sa dernière livraison le passage à gauche en 1977 de plusieurs grandes villes, dont Nantes, Rennes, Brest et Saint-Herblain.

C'est pour moi l'occasion de découvrir cette photo de la campagne électorale à Nantes, où on peut reconnaître mon camarade Patrick Pellen (2ème à partir de la droite), que  la maladie a arraché à notre amitié en juin 2007.

Soit trente ans plus tard. Trente ans d'une disponibilité totale pour son mandat, son quartier, sa ville, parallèlement à un engagement syndical très soutenu et à un militantisme UDB qui ne l'était pas moins.

Les futurs élus présents ici sont ceux qui allaient se trouver chargés par Alain Chenard d'une délégation dans le secteur des travaux et équipements (visiblement pas le plus féminisé !) . En dehors de Patrick et autour d'Albert Mahé, jeune maire-adjoint chargé de l'ensemble du secteur (pipe en barbe), on reconnaît de gauche à droite : Lionel Divard, Paul Le Guilloux, Henri Moysan et Antoine Giansily.

Allaient entrer la même année dans d'autres conseils municipaux du département, au titre de l'UDB, Jacques L'Héritier (Saint-Nazaire), Christian Pellen (Saint-Herblain) , Jean-Louis Jossic (Orvault)...

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Place Publique organise samedi prochain 19 novembre un colloque sur Les Villes de Gauche dans le Grand Ouest depuis1977. On peut s'inscrire sur le site de la revue : www.revue-placepublique.fr

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Histoire - Communauté : Union Démocratique Bretonne
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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 14:10

Laënnec GuillaumeOn connaît le CHU Laennec à Saint-Herblain, qui doit son nom aux docteurs Guillaume et René Laennec. Neveu du premier, le second est notamment connu pour l'invention du stéthoscope, mais le plus "Nantais" des deux est sans conteste Guillaume (ci-contre), auquel son implantation à Nantes et les responsabilités qu'il y a exercées devraient valoir un titre "d'étranger honoraire "  à décerner par les organisateurs de l'exposition Étrangers à Nantes au XXème siècle, qui se sont donné - au milieu d'un beau travail, la faiblesse de qualifier d'étranger l'ouvrier Louis Kervarec, bretonnant venu travailler notamment à l'usine des Batignolles (locomotives) et ...aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB), entreprise nantaise tout aussi étrangère que lui, comme on le sait.

Bretonnant comme Kervarec, mais à l'évidence également francophone et plus lettré(1), Guillaume naît à Quimper en 1748, d'un père juriste, avocat au Parlement de Bretagne, qui sera maire de la ville de 1763 à 1765. Il fait ses études de médecine à Quimper, Paris et Montpellier, se marie à Rennes et s'installe peu après à Nantes.

Médecin-chef de l'Hôtel-Dieu, professeur à l'École de Médecine de Nantes dont il devient directeur, procureur général de l'université de Nantes en 1785, puis recteur en 1788. Très ouvert aux idées nouvelles, il est membre des municipalités Kervégan(2) puis Baco de la Chapelle, cette dernière (à tendance girondine) dissoute en 1793 par Carrier, contre qui Guillaume témoignera avec succès devant la Convention.

En 1988, il avait accueilli à Nantes son neveu René, qui pourra grâce à lui entamer de fécondes études de médecine.

Le troisième de ses quatre fils, Mériadec, né en 1797, sera maire de La Chapelle-Basse-Mer (canton du Loroux-Bottereau) et brièvement, en 1849, président du Conseil général de la Loire-Inférieure.

A toute cette famille méritante, visiblement confrontée à d'énormes difficultés d'intégration (!), je propose aux visiteurs de ce blog  de décocher sans attendre un clin d'oeil complice...

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(1) - Guillaume, René et son père correspondaient en breton. Louis Kervadec, d'un milieu très modeste, a certainement connu de plus grandes difficultés d'adaptation, mais d'abord pour cette raison-là et pour ses engagements syndicaux (CGT) et politiques (PCF).

(2) - Autre "étranger" notoire. Christian-Clair Danyel de Kervégan est né dans une famille nantaise de commerçants et d'armateurs. Il occupera importantes fonctions municipales et consulaires. Elu trois fois maire entre entre 1789 et l'Empire, il était aussi très ouvert aux idées révolutionnaires, et néanmoins lié au trafic négrier, ce qui n'avait rien d'exceptionnel à l'époque... C'est le premier président du Conseil général de Loire-Inférieure (1800 -1805).

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Histoire - Communauté : Union Démocratique Bretonne
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Samedi 26 février 2011 6 26 /02 /Fév /2011 10:20

Conlie - Jean MoulinTout le monde a entendu parler de Jean Moulin, haute figure et dirigeant de la Résistance, arrêté et torturé par les nazis, mort en 1943 dans le train où ils l'acheminaient vers l'Allemagne.

On sait souvent qu'il fut préfet de l'Eure-et-Loir.

On sait moins qu'il fut sous-préfet de Châteaulin entre 1930 et 1933 et encore moins que - plutôt non conformiste - il fréquentait alors artistes et poètes, tels Saint-Pol-Roux et Max Jacob, dont il emprunta le prénom comme nom de résistance.

C'est avec stupéfaction que je viens de me trouver face à lui et à l'image ci-contre à l'occasion d'une recherche sur le camp de Conlie (Sarthe) où, il y a 140 ans, furent mobilisés - ou plutôt immobilisés volontairement dans les pires conditions - plusieurs dizaines de milliers de soldats des cinq départements bretons1 recrutés par Keratry pour arrêter l'avancée prussienne pendant la guerre de 1870. Beaucoup moururent de maladie dans la boue du "camp", ou sans armes utilisables face à l'ennemi.

Jeau Moulin 1928C'est en effet Jean Moulin qui, sous le pseudonyme de Romanin, illustre ici de façon saisissante, dans un recueil de poèmes de Tristan Corbière et à la demande de Max Jacob, le calvaire de ces volontaires où les jacobins de l'époque ne voulurent voir - contre tous les témoignages sérieux - que l'ébauche d'une armée de Chouans2.  

 

(1) : dont 17 314 de la Loire-Inférieure, qui comptait alors un peu moins de 600 000 habitants.

(2) : On frémit en se demandant ce qui pouvait rester de cette image dans l'utilisation des bataillons bretons au cours de la guerre suivante !

 

Documentation. Elle est abondante mais je ne citerai  ici - peut-être provisoirement - que l'article de Wikipedia, qui me paraît très "léger", et le récit autrement documenté de l'historien La Borderie accessible en cliquant sur son nom.

La gravure de Jean Moulin est présentée par le Musée des Beaux Arts de Quimper (cliquez sur l'image). En bas, une photo de Jean Moulin deux ans avant son arrivée à Châteaulin.

A Morlaix en ce moment   Dans le cadre d'un Hommage à Tristan Corbière : exposition des illustrations de Jean Moulin et conférence d'André Cariou, conservateur et spécialiste de Moulin en Bretagne, le samedi 5 mars à 14 h 30 - voir le site bibliothèques.ville.morlaix (information aimablement communiquée par Mme la Directrice des bibliothèques de Morlaix).

 

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Histoire - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 14:00

[L'article le plus consulté entre le 18 et le 30 janvier 2011]

 

Doléances Bzh 1574Principal dépositaire des archives du Duché de Bretagne et de nombreux documents historiques bretons, par le biais de ses Archives, le Département de Loire-Atlantique a acquis en 2008 un document jusque-là inconnu : le Cahier de doléances de la province de Bretagne, rédigé en 1573 et 1574 à la demande du roi de France Charles IX.

Le "Traité d'Union" a un peu plus de quarante ans, et les spécificités bretonnes n'ont encore été que très partiellement gommées à l'initiative des rois. Le plus lourd restait à venir. On est aussi au temps des guerres de religion.

Charles IX confie à deux "commissaires enquêteurs" la mission de parcourir l'un la Haute-Bretagne, l'autre la Basse, pour lui fournir une image fidèle de la vie de la province, l'écho des préoccupations des différents ordres, villes et régions.

Le document devrait commencer (au moins) à être accessible en ligne dans le courant de l'année.

La Société archéologique et historique de Nantes et de la Loire-Atlantique (SAHNLA) et la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne (SHAB) se sont associées pour publier les travaux des chercheurs qui ont analysé le document et en présentent l'apport extraordinairement précis et divers pour la connaissance de la période.

Il en résulte une publication de 120 pages, très illustrée, dont la couverture reproduit une page du Cahier de doléances de 1574, avec en médaillon le portrait de Charles IX (photo).

Chacun peut se la procurer pour 20 € auprès de la SAHNLA, Manoir de la Touche, 18 rue Voltaire, 44000 NANTES.

Si l'Histoire vous intéresse ou intéresse un de vos proches, dans ses vérités de détail et ses dimensions collectives, vous avez là l'occasion de vous faire (ou de faire) un précieux cadeau.

 

Pour lire la quatrième de couverture, cliquez sur l'illustration.

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Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 07:47

[L'article le plus consulté entre le 16 décembre 2010 et le 27 janvier 2011]

 

Sanguinetti ANAncien ministre gaulliste, Alexandre Sanguinetti est une des figures marquantes des débuts de la Vème République. Je profite lâchement de son décès en octobre 1980 pour une commémoration in extremis (plus que deux jours !) et intéressée.

Le hasard des échanges de mails internes à l'UDB vient en effet de raviver dans l'esprit de quelques-uns le souvenir d'une intervention de ce personnage haut en couleurs et en convictions, qui n'était pas un chaud partisan de la réforme du Sénat et des régions, alors en préparation :

 "Je ferai l'éloge de la centralisation à l'Assemblée Nationale. C'est elle qui a permis de faire la France malgré les Français ou dans l'indifférence des Français. Ce n'est pas par hasard si sept siècles de monarchie, d'empire et de république ont été centralisateurs : c'est que la France n'est pas une construction naturelle. C'est une construction politique voulue pour laquelle le pouvoir central n'a jamais désarmé. Sans centralisation, il ne peut y avoir de France. Il peut y avoir une Allemagne, il peut y avoir une Italie, parce qu'il y a une civilisation allemande, une civilisation italienne. Mais en France, il y a plusieurs civilisations. Et elles n'ont pas disparu ;  vous pouvez en croire un député de Toulouse !".

C'était le 13 décembre 1968, à la tribune de l'Assemblée nationale.

Aujourd'hui, il faut attendre les révélations de Wikileaks pour connaître l'idée que Michel Rocard se fait de la France, et qu'il a confiée en octobre 2005 à ...l'ambassadeur des Etats-Unis, lequel en a fait une note diplomatique secrète livrée au public ces derniers jours. Voici les propos de Rocard cités par le diplomate : 

"The history of other European nation-states is that of linguistic communities serving their trade needs. France created itself by destroying five cultures -- Breton, Occitan, Alsatian, Corsican, and Flemish. "We are the only european nation which is the military creation of a non-homogeneous State."

Est-il besoin de traduire ? Allons-y quand même :

"L'histoire d'autres États-nations européens est celle de communautés linguistiques servant leurs besoins commerciaux. La France, elle,  s'est créée en détruisant cinq cultures - bretonne, occitane, alsacienne, corse, et flamande. Nous sommes la seule nation européenne  à être la création militaire d'un État non homogène."

Voilà. Il manque les cultures basque et catalane, mais voilà des choses claires, qui gagnent à être connues. Je les rapproche d'une réponse de Gaston Defferre en 1982 rapportée par un journal de langue anglaise à propos de la réunification de la Bretagne. En substance, Gaston estimait cette réunification "dangereuse pour l'unité nationale".

C'est dans ce monde politique-là, plus souvent souterrain que public, que nous vivons. N'est-il pas temps d'ouvrir les fenêtres ?...

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Dimanche 14 novembre 2010 7 14 /11 /Nov /2010 10:06

 [L'article le plus consulté entre le 15 et le 21 novembre 2010]

 

INRP Ecole histoire nationL'Institut national de la Recherche prédagogique (INRP), publie la revue Histoire de l'Education, qui vient de sortir un numéro 126 intitulé Histoire, école et nation.

Je ne sais pas s'il me comblera, mais je le commande en confiance, à la lecture de sa recension(1) par Christian Bonrepaux dans Le Monde du 14-15 novembre.

Une revue qui cite ainsi Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l'Education nationale, ne saurait être tout à fait inutile. Revendiquant une histoire politique nationale, le Ravi de la Nation précise en effet que "la reconnaissance des minorités nationales peut être dangereuse pour le maintien de l'unité nationale". Il est difficile d'être moins scientifique dans ses motivations, et cela fait un peu penser dans un autre domaine à Claude Allègre, non ?

Les lecteurs du Peuple breton et autres familiers de l'UDB préfèrent depuis longtemps la démarche d'une Suzanne Citron, auteur en 1989 aux Editions ouvrières  du "Mythe national", et qui a poursuivi courageusement dans cette voie authentiquement républicaine et citoyenne de démystication(2) .

La revue revient précisément sur les relations entre la nation et l'école depuis 1789. D'où la citation du Belfortain.

Le fait que l'INRP paraisse aujourd'hui menacé dans son existence par un projet de "réforme" à la Sarkozy ajoute à ma curiosité.

Je vous tiendrai au courant !


(1) : Nom donné dans la presse au compte rendu d'un livre, d'une revue, etc.
  

(2) : On lira avec beaucoup d'intérêt l'appréciation de la section toulonnaise de la Ligue des Droits de l'Homme sur un autre de ses ouvrages : Dénationaliser l'Histoire de France.

---> Pour commander ce numéro 126 sur le site de l'INRP.

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Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 06:11

Conf JJ Monnier 13 oct 2010 couv-livreNe manquez sous aucun prétexte la conférence-débat organisée sous ce titre le mercredi 13 octobre à Nantes par le centre d'histoire du travail et les éditions Skol Vreizh(1) !

Cette conférence-débat sera animée par  Claude Geslin et Jean-Jacques Monnier, historiens reconnus du mouvement ouvrier et de la Bretagne, qui sont deux des auteurs de la toute récente Histoire d'un siècle - Bretagne 1901-2000 publiée aux éditions Skol Vreizh.

Cet ouvrage collectif illustre notamment la place de la Loire-Atlantique dans les grandes évolutions qui ont profondément transformé la Bretagne au cours du siècle dernier.

C'est à 20 h 30, au 2 bis bd Léon Bureau (bâtiment Ateliers et Chantiers de Nantes). Renseignement : 02 40 08 22 04 ou contact@cht-nantes.org.

Vous pouvez aussi cliquer sur la couverture du livre, ci-contre, pour en savoir un peu plus, notamment sur les deux conférenciers.

(1) : Voir le Site de Skol Vreizh (catalogue, vente en ligne...) : http://skolvreizh.com/home.php

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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 14:29

Métro Corentin CeltonDeux stations du métro parisien, l'une au sud-ouest de la capitale (ligne 7, proche de la station Mairie d'Issy) et l'autre au nord est (ligne 12, proche de la station Porte de la Villette) honorent des résistants prénommés Corentin. Il s'agit des stations Corentin Celton et de Corentin Cariou. Les deux hommes sont nés dans le Finistère, et ont commencé à travailler comme marins-pêcheurs, avant de gagner Paris comme chaque année  des dizaines de milliers de jeunes Bretons à l'époque. Tous deux ont exercé des mandats syndicaux (CGT d'avant guerre) et politiques (parti communiste), ont participé à la Résistance et ont été fusillés par les nazis (d'où l'hommage qui leur a été rendu).

 

Corentin Celton est né en 1901 à Ploaré, ancienne commune rattachée en 1945 à Douarnenez. Il a travaillé dans les services hospitaliers de l'Assistance publique de Paris avant de demander  en 1935 un congé syndical pour exercer ses responsabilités. Mobilisé comme infirmier en 1940, son courage lui vaut la croix de guerre. Relevé de ses fonctions hospitalières pour appartenance au PC, il entre dans la clandestinité, est arrêté le 10 avril 1942 et fusillé au Mont Valérien le 29 décembre 1943. Son nom a également été donné à un hôpital d'Issy-les-Moulineaux (ancien Hospice des Petits Ménages, où il a travaillé).

 

Corentin Cariou est né en 1898 à Loctudy. C'est le benjamen d'une famille de onze envants. Son frère aîné est mort en mer. Il embarque comme mousse à 12 ans et demi, est mobilisé en 1917 et reste trois ans dans la Royale. En 1923, parlant très mal le français, il gagne lui aussi Paris où il est embauché à la Compagnie du Gaz, où travaille déjà son frère. Tous deux militent à la CGTU, mais dans des tendances différentes. Corentin crée en 1931 la première école syndicale. Il est élu en 1932 au comité central du PCF où il siégera jusqu'en 1936. 275px-Station metro Corentin CariouRévoqué du Gaz de Paris pour activité syndicale, il est réintégré après une grande campagne d'opinion. Il devient conseiller municipal de Paris en 1938. Surveillé comme communiste, il est arrêté en octobre 1940 et incarcéré en divers lieux, dont le camp de Châteaubriant au moment des exécutions. Mais c'est dans une clairière de la forêt de Carlepont , dans l'Oise, qu'il sera lui-même fusillé le 7 mars 1942.

Une précision que je m'en voudrais d'omettre : en 1937 et 1938, Corentin Cariou avait aussi milité au sein de la Fédération des Bretons Émancipés, animée par Marcel Cachin.

 

Illustrations et documentation principalement tirées de l'encyclopédie wikipedia.

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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 10:07

calendrier 2011 UDBPour satisfaire une demande estivale non négligeable, le calendrier-poster édité chaque année par les Presses Populaires de Bretagne sort des presses au début de l'été.

La photo retenue pour 2011 représente une scène des grandes grèves qui ont marqué l'histoire de Fougères en 1907 : la soupe de la solidarité proposée aux familles touchées.

Vous pouvez retenir dès maintenant un ou plusieurs calendriers en laissant un message sur ce site (cliquez sur "contact" en haut et à droite de la page d'accueil.

Indiquez vos nom et prénom, la quantité souhaitée et un numéro de téléphone pour vous joindre.

Le calendrier est vendu 7 € l'unité s'il peut vous être remis à Saint-Herblain ou à proximité, 10 € s'il y a des frais de port.

Faites passer le message !

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Entre nous...

Ces pages vous permettront de mieux connaître votre élu, peut-être de mieux connaître l'Union démocratique bretonne. Si vous le souhaitez, elles me permettront de mieux vous connaître ou de connaître ce qui vous intéresse. N'hésitez pas par exemple à laisser un message, ou un commentaire au bas d'un article.



Nous parlerons beaucoup de Saint-Herblain, sans répéter tout ce qui se dit ou s'écrit ailleurs. Et  de l'agglomération, de la Bretagne, des "Pays de la Loire" créés pour la gommer en Loire-Atlantique, d'économie, de culture, de patrimoine, de budget quelquefois, Sur beaucoup de sujets, je vous proposerai des documents, des images, des liens vers des sites qui peuvent vous intéresser, etc.

Merci de votre patience, et à bientôt...

Michel FRANÇOIS.
11 octobre 2009

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