La
dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) est une maladie qui affecte le centre de la rétine et réduit la vision centrale de
nombreux patients de plus de cinquante ans. L'atteinte se manifeste notamment par la vision déformée de certains éléments du paysage : un pylône vertical pourra sembler formé de lignes
brisées.
Le site Mediapart.fr1 publie sous la
signature de Michel de Pracontal un inquiétant article sur le traitement de cette maladie, pour lequel la
Direction générale de la Santé (DGS) accorderait désormais un monopole à un médicament facturé autour de 1 000 € la dose quand il existe une spécialité très proche facturée entre 25 et
50 € ! Ces deux médicaments sont le Lucentis des laboratoires Novartis et l'Avastin des laboratoires Roche qui, en raison même de leur proximité, ont
d'autres domaines communs de prescription.
Les deux médicaments étaient jusqu'à l'été couramment utilisés dans les traitements hospitaliers, et notamment l'Avastin pour d'évidentes raisons de prix, malgré un conditionnement différent qui ne touchait pas à l'essentiel mais avait retardé la délivrance d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le traitement de la DMLA.
Le Collège de la
Haute Autorité de la Santé (HAS) - présidé depuis janvier par le professeur nantais Jean-Luc Harousseau
(photo) - annonçait d'ailleurs en juin qu'il
allait demander une "recommandation temporaire d'utilisation" (RTU) pour permetre l'utilisation de l'Avastin en ophtalmologie. C'est bizarrement quelques jours plus tard que, au grand
étonnement du Pr Harousseau, la DGS publiait une circulaire n'autorisant que le Lucentis en
ophtalmologie.
Compte tenu du prix de la spécialité et du nombre croissant de patients atteints avec l'allongement de la durée de la vie, la décision n'est pas sans intérêt, pour Novartis dans un sens et ...pour la Sécu dans l'autre !
Michel de Pracontal signale par ailleurs les liens anciens entre les laboratoires suisses Novartis et Roche, qui peuvent laisser craindre un partage de marché, et entre Novartis et des experts de la Société française d'ophtalmologie consultés par la Direction générale de la Santé...
Ce dossier ressemble fort à un défi exemplaire, que le gouvernement a le plus grand intérêt à relever rapidement dans un sens conforme à l'intérêt des malades et de la Sécu !
(1) - Consultation soumise à un paiement (modique).
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Illustration : - en haut Lucentis : un médicament à 1000 € la dose... et Avastin, dans son conditionnement actuel - en bas : le PR Jean-Luc Harousseau, président de la Haute Autorité de la Santé, hématologue de renommée mondiale.
Documentation complémentaire :
. le site québécois lapresse.ca publie des points de vue échangés au Québec sur la question. Les impressions qu'ils laissent sont comparables à celles inspirées par les échanges en France. Les informations sur les liens entre les deux produits et les deux laboratoires y sont toutefois plus précises, et conduisent clairement à penser que les autorités sanitaires québécoises adoptent sur la question une position moins influencée par les lobbies pharmaceutiques que celle de la DGS française.
. article d'origine suisse mis en ligne par le site assurance.info. Cet article édifiant a été publié en janvier 2008, ce qui suffit à démontrer la passivité volontaire et intéressée du groupe Roche.
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Que les grévistes de la faim opposés à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes me pardonnent, mais leur mouvement me fait - d'expérience -
penser à un vol aérien : ses deux moments les plus délicats sont le décollage et l'atterrissage...

obscurantistes opposés à toute recherche scientifique? Ou bien auraient-ils mal évalué la situation à Colmar?
Parlons d'autre chose. Hier après-midi, j'ai été opéré de la cataracte à l'oeil gauche. Aujourd'hui, pour la première fois depuis longtemps, je suis
sans lunettes devant mon écran. L'opération a duré une vingtaine de minutes. Avant et après, il y a un temps de préparation à l'anesthésie (locale), un petit temps de récupération et un minimim
de formalités. Entré à 12h15 à la clinique, j'en suis sorti à 16h30, pour rentrer à la maison par le bus.