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Santé

Dimanche 2 septembre 2012 7 02 /09 /Sep /2012 02:07

lucentis 3 copieLa dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) est une maladie qui affecte le centre de la rétine et réduit la vision centrale de nombreux patients de plus de cinquante ans. L'atteinte se manifeste notamment par la vision déformée de certains éléments du paysage : un pylône vertical pourra sembler formé de lignes brisées.

Le site Mediapart.fr1 publie sous la signature de Michel de Pracontal un inquiétant article sur le traitement de cette maladie, pour lequel la Avastin modifié-1Direction générale de la Santé (DGS) accorderait désormais un monopole à un médicament facturé autour de 1 000 € la dose quand il existe une spécialité très proche facturée entre 25 et 50 € ! Ces deux médicaments sont le Lucentis des laboratoires Novartis et l'Avastin des laboratoires Roche qui, en raison même de leur proximité, ont d'autres domaines communs de prescription.

Les deux médicaments étaient jusqu'à l'été couramment utilisés dans les traitements hospitaliers, et notamment l'Avastin pour d'évidentes raisons de prix, malgré un conditionnement différent qui ne touchait pas à l'essentiel mais avait retardé la délivrance d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le traitement de la DMLA.

HarousseauLe Collège de la Haute Autorité de la Santé (HAS) - présidé depuis janvier par le professeur nantais Jean-Luc Harousseau (photo) - annonçait d'ailleurs en juin qu'il allait demander une "recommandation temporaire d'utilisation" (RTU) pour permetre l'utilisation de l'Avastin en ophtalmologie. C'est bizarrement quelques jours plus tard que, au grand étonnement du Pr Harousseau, la DGS publiait une circulaire n'autorisant que le Lucentis en ophtalmologie.

Compte tenu du prix de la spécialité et du nombre croissant de patients atteints avec l'allongement de la durée de la vie, la décision n'est pas sans intérêt, pour Novartis dans un sens et ...pour la Sécu dans l'autre !

Michel de Pracontal signale par ailleurs les liens anciens entre les laboratoires suisses Novartis et Roche, qui peuvent laisser craindre un partage de marché, et entre Novartis et des experts de la Société française d'ophtalmologie consultés par la Direction générale de la Santé...

Ce dossier ressemble fort à un défi exemplaire, que le gouvernement a le plus grand intérêt à relever rapidement dans un sens conforme à l'intérêt des malades et de la Sécu !

 

(1) - Consultation soumise à un paiement (modique).

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Illustration : - en haut Lucentis : un médicament  à 1000 € la dose... et Avastin, dans son conditionnement actuel - en bas : le PR Jean-Luc Harousseau, président de la Haute Autorité de la Santé, hématologue de renommée mondiale.

Documentation complémentaire :

     . le site québécois lapresse.ca publie des points de vue échangés au Québec sur la question. Les impressions qu'ils laissent sont comparables à celles inspirées par les échanges en France. Les informations sur les liens entre les deux produits et les deux laboratoires y sont toutefois plus précises, et conduisent  clairement à penser que les autorités sanitaires québécoises adoptent sur la question une position moins influencée par les lobbies pharmaceutiques que  celle de la DGS française.

     . article d'origine suisse mis en ligne par le site assurance.info. Cet article édifiant a été publié en janvier 2008, ce qui suffit à démontrer la passivité volontaire et intéressée du groupe Roche.

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Santé - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 04:07

BARON Yannick-recQue les grévistes de la faim opposés à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes me pardonnent, mais leur mouvement me fait - d'expérience - penser à un vol aérien : ses deux moments les plus délicats sont le décollage et l'atterrissage...

Au décollage, il faut s'arracher aux habitudes et contraintes de la vie quotidienne, parfois aux siens, ce qui n'est pas toujours simple. Et puis il faut, pendant deux ou trois jours, subir les réclamations de l'horloge biologique : ce qu'on appelle communément "la faim" sous nos latitudes heureuses, et qui a peu à voir avec "la faim dans le monde". "

Après, sauf fragilité particulière, commence une longue période au cours de laquelle on se sent tout simplement bien. A condition de ne pas produire d'efforts trop consommateurs d'énergie, on peut avoir une activité à peu près normale. Après quinze jours de grève, une jeune médecin de prévention m'avait dit : "Je parie que vous vous sentez mieux ?". Et je n'avais pu qu'acquiescer.

Le côté indolore de la grève de la faim peut se poursuivre encore plusieurs semaines, et l'activité aussi, qu'il faut bien sûr adapter progressivement.

Le corps, pendant ce temps, se nourrit sur ses propres tissus. Pendant environ trois semaines, il puisera uniquement dans les réserves des tissus musculaires. Puis - c'est là que les risques sérieux s'annoncent - il va progressivement puiser dans des tissus plus "nobles" : ceux d'organes comme le foie ou le cerveau, à un rythme variable selon les individus. Alors commencent aussi la possibilité, puis la probabilité, de séquelles. Certains dépasseront sans dommage quarante jours de jeûne, d'autres non.

Grève Faim MF OF910325Le problème est qu'on ne "sent" pas le mal, et que, du coup, l'ambiance généralement conviviale et militante qui entoure les grévistes peut les pousser sans frein physique à "aller jusqu'au bout" dans le tentative de culpabiliser l'adversaire et de le faire céder.

C'est cette phase d'atterrissage qui peut être le plus difficile moment d'une grève de la faim. Elle doit être gérée en toute connaissance de cause et en toute responsabilité.
J'avais pour ma part pu m'arrêter après 23 jours, satisfaction partiellement obtenue. Mais il serait trop simple que ce soit une règle générale !

____________________

Illustration : En haut, Yannick Baron, qui a engagé plusieurs longues grèves de la faim, notamment pour l'enseignement du et en breton, avait notamment tenu 38 jours en 1990. - En bas, souvenir, souvenir : fin de la manifestation marquant la fin de ma grève (environ 500 personnes auprès du monument fermant le cours des 50 otages). Cliquez sur l'image pour voir l'e titre de la page d'Ouest-France et les deux illustrations de l'article).

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Santé - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 13:55

[Article le plus consulté des 30 derniers jours dès le lendemain de sa parution !]

 

Mortalité jusquà Nantes

 

La santé en France, 2002On peut lire la phrase ci-dessus à la page 185 d'un gros rapport sur La Santé en France, publié en 2002 par le Haut Comité de la Santé publique. Elle résume assez bien - pour ce qui concerne les spécificités bretonnes en la matière - le chapitre intitulé Les inégalités spatiales de santé.

Elaboré à partir de statistiques sur deux ou trois décennies, ce chapitre met en évidence d'étonnantes permanences, déjà soulignées au milieu des années soixante-dix par l'Observatoire Économique de l'Ouest, établissement de l'INSEE implantée à Nantes(1)..

En ce qui concerne en particulier  l'espérance de vie à la naissance ou à 65 ans, les taux de mortalité qui en sont une autre mesure, le poids des mortalités par cancer, accident, suicide ou alcoolisme, les cinq départements bretons forment un blog relativement compact, et surtout curieusement en rupture avec son voisinage immédiat.

En matière de mortalité générale, par exemple, si les aires urbaines de Rennes et de Nantes -qui concentrent des particularités notables d'activités, de modes de vie et de revenus - accusent parfois de fortes nuances, leur voisinage immédiat, mayennais, angevin ou vendéen, rural ou urbain, se trouve en rupture beaucoup plus nette : de l'ensemble breton à celui de l'ouest intérieur, on passe sans autre transition d'une extrémité à l'autre de l'échelle des possibles. C'est un petit peu moins évident pour l'espérance de vie à la naissance (cartes ci-dessus, où le "bloc breton" n'en reste pas moins très visible) .

On retrouve logiquement ces particularités au niveau des analyses de détail (par cause de mortalité par exemple).

Le découpage régional actuel a le gros inconvénient de rendre plus difficile la prise en compte de ces particularités sanitaires au niveau de la Loire-Atlantique. Dans les statistiques "régionalisées", sa situation ne parvient qu'à nuancer un peu - et à rapprocher de la moyenne française - la situation de l'ensemble de la "région". Il est du coup plus difficile d'élaborer dans cette région des politiques publiques adaptées au cas de la Loire-Atlantique, et de les y mettre en oeuvre. Et, quand on y pense, cela contribue à doubler inutilement tout ou partie des moyens spécialisés de recherche et de suivi.

Réalité sanitaire autant que géographique, historique, électorale ou économique, la Bretagne a souvent besoin de réflexions ou de politiques publiques spécifiques auxquelles le découpage régional actuel ne permet pas à notre département d'accéder pleinement.

 

En cliquant sur l'illustration de cet article, vous aurez accès aux pages 181 à 185 du rapport du Haut Comité de la Santé publique.

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(1) - Publiée en brochure, l'étude - plus générale - de l'Observatoire Économique de l'Ouest était signée par son directeur, professionnel hautement qualifié et appelé à un brillant avenir, notamment à la tête du Département de la Loire-Atlantique : Patrick Mareschal.

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Santé - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 14:17

[L'article le plus consulté de la semaine du 30 août au 8 septembre 2010]

 

Le directeur du centre INRA de Colmar a été filmé en larmes devant les caméras de télévision à la suite d'une opération de neutralisation (la 2ème) de pieds de vigne OGM, effectuée le 16 août. Ces images ont suscité des interrogations, y compris chez les sceptiques,  voire chez certains opposants à la dissémination des OGM. Les "faucheurs volontaires" et les "neutralisateurs" seraient-ils des Rene-Louail_.jpgobscurantistes opposés à toute recherche scientifique? Ou bien auraient-ils mal évalué la situation à Colmar?
Ancien porte-parole de la Confédération paysanne et candidat aux élections régionales sur la liste Europe Écologie-Bretagne - UDB, René Louail a transmis aux conseillers régionaux de l'intergroupe EEbzh-UDB une analyse de la situation par Guy Kastler, spécialiste de la question des OGM à la Confédération Paysanne.
Lire le document.
  

Illustration : René Louail - Photo Jean-Marc Desfilhes http://www.flickr.com/photos/jmdesfilhes/with/151898408/

Par (d'après info Ch. Guyonvarc'h) - Publié dans : Santé - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 15:56

oeil coupeParlons d'autre chose. Hier après-midi, j'ai été opéré de la cataracte à l'oeil gauche. Aujourd'hui, pour la première fois depuis longtemps, je suis sans lunettes devant mon écran. L'opération a duré une vingtaine de minutes. Avant et après, il y a un temps de préparation à l'anesthésie (locale), un petit temps de récupération et un minimim de formalités. Entré à 12h15 à la clinique, j'en suis sorti à 16h30, pour rentrer à la maison par le bus.  

On me l'avait dit, et c'est vrai : l'oeil opéré a retrouvé une vue neuve. Imaginez que votre fenêtre, votre pare-brise ou vos lunettes soient recouverts d'une fine couche de poussière collante, accumulée au fil des kilomètres, des jours ou des heures, selon le cas. Vous avez à peine remarqué la perte progressive de lumière, accompagnée d'une coloration un peu cendrée du paysage et d'une confusion croissante des détails. Et soudain, un coup d'éponge et de chiffon propre vous rend un monde aux couleurs vives, aux contours précis, dont vous ne perdez rien. C'est un peu l'impression que j'ai ressentie. Mais c'est quelque chose de retrouver ainsi après plusieurs années le plaisir du grain des pierres, du dessin des feuilles nouvelles ou du nom de rue lisible à vingt mètres !  

Opérer de la cataracte, aujourd'hui, c'est remplacer le cristallin de l'oeil, lentille naturelle (voir le croquis emprunté au site Tête à Modeler) par une lentille synthétique.  Mais je vous le confirme : ça marche !

Par Michel FRANÇOIS - Publié dans : Santé - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Entre nous...

Ces pages vous permettront de mieux connaître votre élu, peut-être de mieux connaître l'Union démocratique bretonne. Si vous le souhaitez, elles me permettront de mieux vous connaître ou de connaître ce qui vous intéresse. N'hésitez pas par exemple à laisser un message, ou un commentaire au bas d'un article.



Nous parlerons beaucoup de Saint-Herblain, sans répéter tout ce qui se dit ou s'écrit ailleurs. Et  de l'agglomération, de la Bretagne, des "Pays de la Loire" créés pour la gommer en Loire-Atlantique, d'économie, de culture, de patrimoine, de budget quelquefois, Sur beaucoup de sujets, je vous proposerai des documents, des images, des liens vers des sites qui peuvent vous intéresser, etc.

Merci de votre patience, et à bientôt...

Michel FRANÇOIS.
11 octobre 2009

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