Le graphique "en radar" ci-contre(1) permet de visualiser les temps d'accès en
train de Paris et de Brest à une dizaine de villes du "Grand Ouest". L'échelle de temps est la minute (600 mn = 10 h).
La courbe en rouge-orangé relie les points représentant les temps d'accès de Brest à Paris, Rennes, Quimper, Saint-Nazaire, etc. La courbe en vert relie les points représentant les temps d'accès de Paris aux mêmes villes.
On remarque que les temps d'accès à partir de Paris sont globalement très inférieurs aux temps d'accès à partir de Brest, sauf évidemment pour Brest (temps d'accès nul !) et Quimper, proche. Pour Saint-Nazaire et Nantes, par exemple, Paris l'emporte de loin sur Brest. Et, même pour Rennes, ce n'est qu'une quasi-égalité : Paris l'emporte en fait de peu, et va profiter le premier des "améliorations" à venir.
Chaque réduction du temps de trajet entre une ville de province et Paris se traduit ainsi par un resserrement local vers le centre des courbes (respectivement rouge et verte) des deux villes et éventuellement de quelques autres qui leur sont plus ou moins liées.
Mais Paris est la seule ville à bénéficier de toutes les accélérations et, quelle que soit l'autre ville concernée, voit toujours sa courbe verte traduire au centre, comme ici, sa situation de concurrente privilégiée.
Les autres villes ont donc toujours le double handicap d'être d'une part moins bien reliées entre elles que Paris avec leurs homologues (même en passant par Paris) et d'autre part de voir Paris améliorer plus vite qu'elles ses relations avec leur propre environnement régional.
Leur déclin est inéluctablement inscrit dans ce constat.
(1) - Cliquer dessus pour l'agrandir.
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NDLR : Paris n'a rien à voir dans ces propos avec les personnes qui y habitent et y travaillent : c'est la désignation commode d'une réalité économique, politique, sociale, etc... Encore faut-il le préciser de temps en temps : voilà qui est fait.
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La Bretagne présente une caractéristique géographique lourde de conséquences pour sa desserte routière et
ferroviaire : c'est la région de France la plus éloignée de toutes les frontières terrestres du pays.
L'argumentaire des opposants au transfert de l'aéroport de Nantes s'articule autour
de deux approches principales :
On nous répète beaucoup que l'avenir est au TGV, qu'il faut le préférer à l'avion pour les distances inférieures à
2 000 km, et qu'il faut limiter les déplacements par la route.
Le mois de janvier voit revenir avec régularité la publication par
chaque aéroport de ses résultats de l'année écoulée. Des journaux comme Le Télégramme et Ouest France ont pris l'heureuse habitude de publier dans la foulée des
cartes représentant la situation et l'évolution des résultats de l'ensemble des aéroports bretons, que vous pouvez retrouver dans votre quotidien ou sur son site. Le Télégramme ayant tiré le
premier, vous pouvez trouver cette carte sur son site, en cliquant
Le bêtisier des arguments d'opposition à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est fourni, et a déjà donné lieu à quelques sourires
dans les pages de ce blog.
Le choix français privilégiant à l'excès la desserte du territoire par des lignes à grande vitesse centrées sur Paris provoque des réactions
défavorables croissantes.
Les cheminements de la réflexion débouchent quelquefois sur des paysages
inattendus.
Que cette irruption de l'automobile n'ait pas eu que d'heureuses conséquences, et que la centralisation ferroviaire ait continué de plus belle
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C'est une étrange idée que de manifester à Paris contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, modeste tentative locale de remise en
cause de la France à deux vitesses dont le coeur-tête est justement Paris et son collier de gares et d'aérogares, d'où on peut se rendre partout en Europe en moins de trois heures. Un cas
unique sur notre continent.

